AMD a confirmé le 23 juillet 2026, lors de son événement Advancing AI 2026 à San Francisco, deux architectures de processeurs serveur encore inédites, Zen 7 « Florence » attendue en 2028 et Zen 8 « Ravenna » prévue pour 2030, prolongeant sa feuille de route EPYC bien au-delà de la génération Zen 6 « Venice » lancée le même jour. Cette annonce donne une visibilité rare sur près de cinq ans de développement pour le fondeur, dans un contexte où la demande d’infrastructures d’IA rebat les cartes du marché des puces pour centres de données.
Selon Tom’s Hardware, VideoCardz et TechSpot, qui ont couvert la présentation, AMD a détaillé le nom de code, l’année de sortie et les grandes orientations techniques de chaque étape, tout en gardant sous silence une partie des spécifications les plus attendues comme le nombre exact de cœurs.
Florence articulée autour de deux variantes Zen 7
D’après TechSpot, Florence reposera sur deux déclinaisons de cœurs, un Zen 7 classique orienté performance et un Zen 7c compacté pour la densité de calcul. La puce serait gravée sur un nœud de pointe de TSMC, présenté comme A16 ou A14, et couvrirait deux plateformes distinctes, SP7 pour les configurations à très grand nombre de cœurs et SP8 pour les systèmes optimisés sur le rapport performance-coût.
Le fondeur y intégrerait ses ACE AI Compute Extensions, des instructions dédiées à l’accélération de la multiplication matricielle au cœur des charges d’intelligence artificielle. Florence prendrait par ailleurs en charge les futurs standards de mémoire MRDIMM et LPDDR, selon les éléments rapportés par VideoCardz.
Ravenna reste une inconnue à l’horizon 2030
Zen 8 « Ravenna », placée en 2030, a été confirmée mais sans détail. AMD n’a communiqué ni le nœud de gravure, ni le nombre de cœurs, ni le socket serveur retenu, ni le sous-système mémoire, indique TechSpot. À ce stade, la mention de Ravenna vaut surtout comme engagement de continuité, deux générations après Venice.
Pour situer l’échéance, la génération actuelle Venice s’appuie sur l’architecture Zen 6, elle-même annoncée pour une gravure en 2 nanomètres. Florence en 2028 puis Ravenna en 2030 prolongent donc un rythme d’environ une nouvelle architecture serveur tous les deux ans.
Un volet accélérateurs avec l’Instinct MI600
La feuille de route ne se limite pas aux processeurs. AMD a associé à Florence, pour 2028, une nouvelle famille d’accélérateurs Instinct MI600, dont la génération d’architecture, la configuration mémoire et les caractéristiques de calcul n’ont pas encore été précisées, selon TechSpot. L’ensemble s’inscrit dans la stratégie « full-stack » présentée à Advancing AI 2026, aux côtés des EPYC Venice de sixième génération et du système en rack Helios.
Dans le communiqué officiel d’AMD, la présidente-directrice générale Lisa Su a resitué ces annonces dans la trajectoire du groupe. « La prochaine phase de l’IA couvrira les modèles de pointe, les agents et l’IA physique, créant de nouvelles occasions de porter l’intelligence partout », a-t-elle déclaré, ajoutant que le groupe nouait des partenariats dans tout l’écosystème pour offrir performance, flexibilité et liberté de choix aux clients qui déploient l’IA du centre de données jusqu’à la périphérie.
Des spécifications volontairement partielles
Plusieurs points restent en suspens. AMD n’a communiqué ni les fréquences, ni la densité de cœurs finale de Florence, et les nœuds A16 ou A14 de TSMC demeurent des cibles annoncées, susceptibles d’évoluer d’ici 2028. Les informations disponibles proviennent des présentations relayées par la presse spécialisée et du communiqué d’AMD, sans documentation technique détaillée à ce jour.
- Zen 7 « Florence », 2028, nœud TSMC A16 ou A14, sockets SP7 et SP8, extensions ACE.
- Zen 8 « Ravenna », 2030, spécifications non communiquées.
- Accélérateurs Instinct MI600 attendus en 2028.





