Ripple décroche la licence MiCA complète et vise 30 pays de l’Espace économique européen

Drapeau de l'Union europeenne symbolisant la reglementation MiCA des crypto-actifs

Ripple a obtenu le 6 juillet 2026 l’autorisation complète de prestataire de services sur crypto-actifs (CASP) auprès du régulateur luxembourgeois CSSF, ce qui l’autorise à proposer ses services de paiement en crypto dans les 30 pays de l’Espace économique européen.

Cette autorisation fait de l’entreprise américaine l’une des rares sociétés d’actifs numériques pleinement conformes au règlement MiCA, quelques jours après l’expiration de la période transitoire qui a contraint de nombreux acteurs non licenciés à cesser leurs activités dans l’Union.

Une autorisation délivrée par le régulateur luxembourgeois

Selon le communiqué de Ripple, la Commission de Surveillance du Secteur Financier (CSSF) du Luxembourg a converti l’approbation préliminaire obtenue le 23 juin 2026 en autorisation CASP complète le 6 juillet. Le média spécialisé CoinDesk, qui a relayé l’annonce le même jour, précise que cette licence couvre l’ensemble des services sur crypto-actifs pour les institutions financières, les entreprises et les acteurs des paiements.

L’Espace économique européen concerné regroupe les 27 États membres de l’Union ainsi que l’Islande, le Liechtenstein et la Norvège. Le passeport prévu par MiCA permet à une société agréée dans un pays d’exercer dans les 29 autres sans nouvelle demande, un mécanisme qui explique l’intérêt des grandes plateformes pour une immatriculation unique.

Un cumul avec la licence de monnaie électronique

D’après le communiqué de l’entreprise, cette licence CASP s’ajoute à l’agrément d’établissement de monnaie électronique (EMI) que Ripple avait obtenu auprès de la même CSSF en février 2026. Cette combinaison signifierait que les banques, fintechs et entreprises européennes pourraient accéder à l’infrastructure de paiement en crypto-actifs et en stablecoins de la société via une seule intégration.

Ripple se présente ainsi comme l’un des rares acteurs disposant à la fois d’une licence CASP et d’un agrément EMI sous le cadre européen. « Cette autorisation CASP signifie que Ripple entre dans l’ère post-transitoire de MiCA en pleine conformité et prêt à se développer », a déclaré Cassie Craddock, directrice générale pour l’Europe et le Royaume-Uni, citée dans le communiqué.

Une échéance MiCA qui rebat les cartes

La démarche intervient alors que la période de grâce transitoire de MiCA a pris fin le 1er juillet 2026, contraignant tout prestataire dépourvu de licence CASP à cesser de servir sa clientèle dans l’Union. CoinDesk rappelle que la plateforme d’échange Binance et des milliers d’autres prestataires n’avaient pas obtenu cette autorisation avant l’échéance.

Le règlement Markets in Crypto-Assets, adopté par l’Union européenne, est entré progressivement en application pour les prestataires depuis fin décembre 2024. Il impose des exigences de fonds propres, de gouvernance et de protection des clients comparables à celles du secteur financier traditionnel, un socle que peu d’acteurs mondiaux ont franchi jusqu’ici dans les délais.

Un signal pour la concurrence entre grandes plateformes

L’annonce de Ripple s’inscrit dans une phase de consolidation réglementaire du secteur en Europe, où l’obtention d’un agrément national devient un préalable à toute activité à l’échelle du continent. Plusieurs acteurs ont choisi le Luxembourg, l’Irlande ou les Pays-Bas comme point d’entrée, misant sur la stabilité de leurs régulateurs respectifs.

Pour Ripple, connu pour son jeton XRP et ses solutions de paiement transfrontalier, l’enjeu porterait sur l’accès direct aux flux de paiement des institutions financières européennes. La société n’a pas communiqué de calendrier de déploiement commercial pays par pays, ni de projection chiffrée sur le volume de transactions attendu à la suite de cette autorisation.

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