Quelques jours après la sortie de Beast of Reincarnation, le 4 août 2026, Game Freak a annoncé une série de correctifs pour répondre aux critiques visant les performances et le rythme du récit de son action-RPG. Le studio dit prendre les retours des joueurs très au sérieux.
L’enjeu est important pour le développeur, connu presque exclusivement pour la série Pokémon. Avec ce titre installé dans un Japon post-apocalyptique, Game Freak tente une rupture éditoriale, mais l’accueil mitigé rappelle combien un tel virage reste risqué pour un studio identifié à une seule franchise.
Un accueil critique partagé
Le jeu, sorti sur PlayStation 5, Xbox Series et PC, affiche des notes moyennes contrastées. Selon Game Rant, Beast of Reincarnation obtient 72 sur Metacritic dans sa version PC et 73 sur PS5, tandis qu’OpenCritic relève une moyenne de 75 avec 56 % de critiques recommandant le titre.
Ces chiffres placent le jeu en dessous du dernier opus principal Pokémon, Legends Z-A (78 sur Metacritic), mais au-dessus de Pokémon Écarlate et Violet (71 en 2022). Les avis critiques divergent fortement, d’un 9,5 attribué par Vice à des notes de 6 chez Eurogamer, VGC et Dexerto, signe d’un titre qui divise davantage qu’il ne fait consensus. Cet écart entre presses spécialisées traduit rarement un échec net, mais plutôt une réception clivante, où l’ambition artistique se heurte à des choix de conception discutés.
Des ventes solides malgré les réserves
Côté commercial, le lancement s’est mieux passé. D’après le média coréen Gamemeca, Beast of Reincarnation a pris la première place du classement mondial des meilleures ventes sur Steam le jour de sa sortie. La plateforme de Valve met toutefois en avant un signal plus nuancé du côté des joueurs.
Les évaluations utilisateurs sur Steam sont classées « moyennes », avec un taux d’avis positifs oscillant autour de 52 à 54 % sur les premiers échantillons recensés, selon Game Rant et Gamemeca. Les joueurs saluent l’ambiance post-apocalyptique, la bande-son et un système de combat nerveux articulé autour de la parade, tout en pointant des défauts techniques. Ce grand écart entre une première place aux ventes et des évaluations partagées illustre une tendance fréquente lors des sorties récentes, où l’engouement initial coexiste avec des réserves qui pèsent ensuite sur la durée.
Optimisation et confort de jeu en question
Les critiques récurrentes portent sur l’optimisation. Selon Gamemeca, des joueurs équipés de configurations haut de gamme rapportent des chutes de fréquence d’images, une qualité graphique jugée datée, l’absence de prise en charge des écrans ultra-larges et des bugs en résolution 4K.
Sur consoles, le mode « Cinématique » sélectionné par défaut a également été mis en cause, au détriment de la fluidité. Game Rant précise que ces reproches techniques s’ajoutent à des remarques sur le rythme du scénario et sur la variété des ennemis, deux points fréquemment cités par la presse spécialisée.
Le calendrier des correctifs annoncé
Face à ces retours, Game Freak a détaillé un premier correctif. D’après Game Rant, le studio a indiqué, dans un message publié sur les réseaux sociaux, prendre les retours des joueurs « à cœur » au sujet de l’accueil mitigé.
La première mise à jour prévoit plusieurs ajustements :
- des réglages de la caméra ;
- un agrandissement de la taille du texte ;
- des améliorations du rythme narratif ;
- des corrections de bugs non détaillées ;
- le passage du mode Performance à 60 images par seconde en option par défaut sur consoles, à la place du mode Cinématique.
Un chantier appelé à se poursuivre
Le studio a précisé que le contenu de ce correctif restait susceptible d’évoluer et que le rythme du récit ferait l’objet d’ajustements supplémentaires au-delà de cette première étape, toujours selon Game Rant. Aucune date de déploiement précise n’a été communiquée à ce stade.
Pour Game Freak, l’issue de ce suivi conditionnera en partie la perception d’un jeu qui, s’il tenait ses promesses techniques, pourrait consolider un catalogue jusqu’ici dominé par une unique licence. Le studio n’a pas indiqué si des contenus additionnels accompagneraient ces corrections.





