Google renvoie les internautes vers les pages AMP hébergées par les éditeurs, la fin du cache maison

Recherche Google affichee sur l'ecran d'un smartphone tenu en main

Google a modifié le 1er juillet la manière dont il connecte les internautes aux pages AMP depuis son moteur de recherche. Les résultats renvoient désormais vers la page hébergée sur le domaine de l’éditeur, et non plus vers une copie servie par le cache de Google.

Le changement met fin au dispositif qui, depuis des années, affichait les pages AMP dans un visualiseur intermédiaire portant une adresse google.com. Selon Search Engine Land et Search Engine Journal, qui relaient l’annonce du géant de la recherche, l’impact touche l’attribution du trafic, la visibilité de marque et la maintenance technique des éditeurs qui utilisent encore ce format.

Ce que Google a changé le 1er juillet

Dans son communiqué repris par Search Engine Land, Google écrit : « À partir d’aujourd’hui, nous modifions la façon dont nous connectons les utilisateurs aux pages AMP depuis la recherche, en les envoyant directement vers les pages AMP hébergées par l’éditeur. » Concrètement, trois briques techniques disparaissent du parcours, d’après Search Engine Journal : le visualiseur AMP, le cache AMP et les signed exchanges, ces échanges signés qui permettaient jusqu’ici d’afficher l’URL de l’éditeur sur une page servie par Google.

Les éditeurs qui conservent des pages AMP n’auraient plus besoin de configurer les signed exchanges ni de maintenir la synchronisation du cache. Search Engine Journal résume la bascule en indiquant que la décision de garder AMP devient « équivalente à n’importe quel autre choix d’implémentation technique ».

Le référencement resterait inchangé

Google insiste sur un point : le classement des pages n’est pas affecté. « Le contenu AMP continuera d’être classé comme n’importe quelle autre page web », déclare l’entreprise dans le texte cité par les deux publications. Le service ajoute que la diffusion et le classement des pages AMP dans la recherche et dans Google Discover restent identiques, et que le format open source AMPhtml continue d’être pris en charge.

La firme justifie la manœuvre par une simplification : la modification « réduira les efforts de maintenance des éditeurs qui créent du contenu AMP », selon la citation rapportée par Search Engine Land. La gestion des outils de mesure d’audience s’en trouverait également facilitée, l’internaute atterrissant directement sur le domaine de l’éditeur.

Attribution du trafic et visibilité de marque

Search Engine Journal souligne que l’URL AMP « est visible lorsque les internautes cliquent depuis la recherche », ce qui pourrait améliorer l’attribution du trafic direct et la visibilité de marque par rapport au modèle précédent, où l’adresse affichée renvoyait au cache de Google. Le changement pourrait donc profiter aux mesures d’audience et aux tableaux de bord analytics des sites concernés.

Search Engine Roundtable, qui a également documenté l’annonce, rappelle le contexte de long terme. Google a commencé à retirer AMP de ses exigences dès 2021, en le supprimant des critères de classement du carrousel Top Stories et en abandonnant l’icône éclair qui signalait ces pages dans les résultats.

Un format en recul depuis plusieurs années

La bascule intervient alors que de nombreux grands éditeurs ont déjà quitté AMP. D’après les éléments réunis par la presse spécialisée, la performance des pages se mesure aujourd’hui via les Core Web Vitals sur du HTML standard, là où AMP imposait auparavant ses propres contraintes pour garantir la vitesse.

  • Le visualiseur AMP et le cache Google disparaissent du parcours de clic.
  • Les signed exchanges ne seraient plus nécessaires pour afficher l’URL de l’éditeur.
  • Le classement dans la recherche et dans Discover resterait inchangé.
  • L’adresse affichée serait désormais celle du domaine de l’éditeur.

Pour les sites qui n’ont jamais adopté AMP, la modification n’aurait aucune conséquence, selon les publications spécialisées. Pour ceux qui maintiennent encore ces pages, elle rebat les cartes de l’arbitrage entre coût de maintenance et bénéfices attendus d’un format dont Google a progressivement retiré les avantages de visibilité.

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