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La freebox passe à 9,99 euros par mois, découvrez l’offre !

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Pour tous ceux qui veulent souscrire à une offre internet ADSL haut débit, les meilleures offres d’appel téléphonique ainsi que des offres TV uniques, et tout cela à un prix défiant toute concurrence. Jusqu’au 22 Juin, profitez de l’offre exclusive de Freebox Révolution à seulement 9.99 euros par mois.

Les détails de l’offre

Freebox Révolution comprend trois grandes offres : l’internet, la téléphonie et la TV. L’Internet Haut Débit est en ADSL ou VDSL2 selon l’éligibilité de la ligne. En termes de vitesse, la bande passante peut aller jusqu’à 1 Gbit/s (débit descendant) et 200 Mbit/s (débit montant). Vous avez la possibilité de migrer vers la Fibre selon l’éligibilité de la ligne à la Fibre, et sous réserve du raccordement effectif du domicile de l’abonné. Et un accès Internet sans fil sur les hotspots free.

L’offre de téléphonie comprend des appels vers les fixes de plus de 110 destinations dont la France Métropolitaine, les DOM et l’Union européenne. Des appels vers les mobiles de France et DOM ainsi que la portabilité de son précédent numéro.

Enfin, les offres TV inclus la Freebox TV, plus de 220 chaînes dont + de 110 chaînes HD / magnétoscope numérique (enregistrement immédiat / différé / à distance des programmes TV et contrôle du direct) / services Freebox Replay donnant accès aux programmes de 70 services de télévision de rattrapage, ainsi qu’un guide des programmes, radio… Cette offre a également une option TV by CANAL Panorama dont 50 chaînes supplémentaires sont incluses. Avec cette offre, vous avez également accès à l’application My CANAL, des fonctions Lecteur Blu-ray, ainsi qu’un espace de stockage jusqu’à 250Go de stockage grâce au Serveur domestique. Les accès aux services de vidéo à la demande et bouquets de services quant à eux seront facturés en sus.

Offre exceptionnelle

L’arrivée de la nouvelle Freebox v7 en septembre expliquerait sûrement cette baisse considérable de prix de la part de Free. En effet, avant de pouvoir intégrer ce nouveau dans le marché, sans mettre en péril l’avenir de la Freebox Révolution, Free préfère écouler le stock tout en gagnant de nouveaux clients. Un vrai coup de poker pour la marque. Et pour tous ceux qui sont à la recherche d’un bon plan, cette offre spéciale est une aubaine sachant que la Freebox v7 sera nettement plus chère.

Ce tarif unique est une grande nouveauté, et comme toute promotion, elle a une date de péremption. Pour pouvoir y bénéficier par contre, pas besoin d’être un ancien client ou de conditions spéciales. L’offre est déjà sur Vente Privée depuis le lundi 18 juin à 19 heures, et ne prendra fin que le 22 juin à 6 heures. Vous avez donc encore du temps pour vous décider. Il est aussi important de souligner que le tarif de 9,99 euros est valable pour la première année d’utilisation de la Freebox Révolution. Cette première année écoulée, le prix rebasculera à 39,99 euros.

Gmail : Une nouvelle fonctionnalité sur iOS pour les mails prioritaires

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Gmail pour iOS vous envoie désormais des notifications uniquement lorsque les e-mails importants pour vous parviennent dans votre boîte de réception. Mettant à profit les capacités d’apprentissage automatique et d’intelligence artificielle, cette nouvelle fonctionnalité vous aide à vous débarrasser des alertes provenant des courriers indésirables, et de certaines lettres d’information aléatoires. La dernière mise à jour sera lancée dans les prochains jours en tant que changement côté serveur. Il arrivera également sur les appareils Android dans le futur. Notamment, Google a révélé le développement de sa fonctionnalité avancée en même temps que l’expérience Gmail redessinée en avril dernier. La société à l’époque a également spécifié un raccourci pour permettre aux utilisateurs de se désabonner facilement des bulletins d’information indésirables en utilisant les algorithmes de Gmail.

Une fonctionnalité facile à mettre en place

Google, dans un nouveau billet de blog, souligne que la nouvelle fonctionnalité axée sur les notifications utilise les capacités d’apprentissage automatique et IA de Gmail pour identifier les messages que vous souhaitez lire en premier. « Les notifications ne sont utiles que si vous avez le temps de les lire, et si vous êtes averti des centaines de fois par jour, il y a de fortes chances que ce ne soit pas le cas. C’est pourquoi nous introduisons une fonctionnalité qui vous avertit uniquement lorsque des messages électroniques importants s’affichent dans votre boîte de réception Gmail, afin que vous sachiez quand votre attention est vraiment requise », précise cet article de blog.

Pour activer la nouvelle fonction de notifications intelligentes, sélectionnez l’option Priorité élevée uniquement dans la liste déroulante Notifications du menu Paramètres de votre application Gmail pour iOS. L’application vous informera également de la dernière modification et vous permettra d’essayer la nouvelle expérience de notifications en l’activant directement à partir de l’écran par défaut Gmail haute priorité uniquement des notifications fonctionnalité google Gmail. En tant que changement côté serveur, Google indique que la nouvelle fonctionnalité sera déployée dans les prochains trois jours. Toutefois, vous devez disposer de la dernière version de Gmail sur votre appareil iOS pour bénéficier de l’expérience des notifications mises à jour.

Ce n’est pas la première fois que Google apporte un changement à la manière dont nous recevons les notifications par e-mail. La société dirigée par Sundar Pichai offre déjà la possibilité de répéter certains courriels. Inbox by Gmail, un autre service de messagerie électronique de la société, propose des fonctionnalités telles que la hiérarchisation des notifications afin de faciliter la réception des notifications pour les utilisateurs uniquement pour les e-mails importants pour eux. De plus, la dernière fonctionnalité a été annoncée en même temps que les principaux changements de conception pour Gmail en avril.

La société a également détaillé le raccourci qui permettra la désinscription des bulletins d’information avec un seul robinet sur l’écran. L’inconvénient de cette fonctionnalité, cependant, est que les utilisateurs n’ont pas le contrôle sur ce que les e-mails sont jugés «importants». Donc, si vous avez une boîte de réception très occupée ou compliquée, vous risquez de ne pas être averti de tous les courriels que vous jugez importants. Jusqu’à ce que la technologie d’apprentissage automatique progresse pour répondre à des besoins spécifiques, elle pourrait ne pas être une bonne option pour ces types d’utilisateurs expérimentés.

Android messages : Google sort une version web

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Après des mois de rumeurs, Google a finalement annoncé le support web de l’application Android Messages, permettant aux utilisateurs d’Android d’envoyer et de recevoir des SMS, et des messages Rich Communication Services (RCS) à partir de leur bureau. Développée sur le modèle de Google Allo, la version web d’Android Messages proposera des emojis, des autocollants et des images pour offrir une expérience riche aux utilisateurs. La fonctionnalité commencera à partir d’aujourd’hui.

Comment accéder aux messages Android sur le Web ?

Pour envoyer et recevoir des messages à partir de votre ordinateur de bureau ou portable, vous devez visiter le site Web Android Messages. Sur la page de destination, vous verrez un code QR qui peut être scanné en cliquant sur le nouveau menu « Messages pour le Web » sur votre téléphone Android. Le menu sera disponible en cliquant sur l’icône hamburger dans l’application des messages.

Avec le client Web Android Messages, Google a également annoncé plusieurs autres améliorations dans son application de messagerie, y compris la fonctionnalité de réponse intelligente, la fonction de recherche GIF, la possibilité de copier OTP avec un simple clic, et un aperçu des liens dans les conversations.

La poussée vers les messages sur la plate-forme Web est de rivaliser avec WhatsApp Web, Facebook Messenger et iMessage d’Apple. De plus, Google Allo n’a pas réussi à avoir un impact plus important, et cette stratégie vise à relancer leur position dans le domaine de la messagerie.

Les principales fonctionnalités

Aujourd’hui, les utilisateurs d’Apple peuvent accéder aux conversations iMessage sur leur Mac en utilisant une application dédiée. Les messages de Google pour le Web sont similaires en ce sens qu’ils offrent également un accès multiplateforme aux messages, c’est-à-dire qu’ils permettent aux utilisateurs d’Android d’afficher, et de répondre aux discussions lorsqu’ils ne sont pas sur leur téléphone. Cependant, l’implémentation de Messages pour le Web s’apparente plus à WhatsApp pour le bureau qu’à la façon dont vous numérisez un code sur le site Web du Message pour synchroniser les choses avec votre téléphone.

En plus de voir tous vos messages passés et d’en créer de nouveaux, les utilisateurs pourront recevoir des notifications de bureau sur le Web. Les navigateurs pris en charge au lancement incluent Chrome, Firefox, Safari et Microsoft Edge. Cette fonctionnalité est en cours de déploiement dès aujourd’hui, et sera disponible au cours de la semaine prochaine.

Google a également annoncé aujourd’hui que Messages ajoute de nouvelles capacités de recherche GIF pour correspondre à l’ensemble existant d’autocollants, et de fonctionnalités expressives. Comme nous l’avons activé la semaine dernière, avec une refonte complète du thème Matériau de l’application, en appuyant sur l’icône +, vous découvrirez une nouvelle section GIF qui propose des catégories populaires, et la possibilité de commencer la recherche. Les résultats se chargent dans une interface plein écran avec un carrousel pour trouver, et insérer le bon GIF.
Parmi les autres fonctionnalités récemment lancées dans les messages, citons Smart Reply en anglais, les aperçus des liens en ligne pour les articles et les vidéos, et la possibilité de copier des mots de passe uniques, ou des codes d’authentification à deux facteurs dès la notification

Google Home et Amazon Echo peuvent vous espionner !

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Les assistants vocaux Google Home et Amazon Echo ont été mis en cause par des utilisateurs. Certains ont même été écouté et leurs conversations envoyées à leur insu.

Certains abus ont récemment été mis en lumière. A l’instar de ce couple d’Américains, qui discutait tranquillement et dont la conversation a été envoyée à l’un de leurs contacts sans qu’ils n’aient rien demandé. Leur téléphone a alors sonné, et leur interlocuteur leur a demandé de débrancher « tout de suite » leurs appareils Amazon, ces derniers ayant été « piratés ». « Nous avons débranché les appareils et il a poursuivi en disant qu’il a reçu des enregistrements audio de notre intérieur », rapporte Kiro des propos de Danielle. La famille de Portland, dont Alexa a écouté la conversation, dispose d’une enceinte connectée Echo dans chaque pièce de la maison pour contrôler la température, l’éclairage et également le système de sécurité. Après une panique compréhensible suite à la découverte que Amazon Echo a enregistré une conversation et a fait parvenir l’enregistrement à une personne sur la liste de contacts de la famille, la société a publié une explication.

Une explication peu convaincante

Dans un entretien au média américain Kiro7, elle raconte que cette discussion avec son mari a été envoyée par Alexa à un employé de celui-ci, vivant à Seattle (Etat de Washington). Alors qu’est-ce qui a cloché dans les méninges artificielles de l’IA d’Amazon pour qu’elle prenne cette décision ?

Le site américain The Verge est parvenu a faire parler un représentant d’Amazon, qui tente une explication : « Echo s’est enclenché parce qu’un mot dans la conversation en arrière-plan a sonné comme ‘Alexa’. Du coup, la conversation qui s’en est suivie a été comprise comme un message à envoyer. A un certain moment, Alexa a demandé « à qui ? » faire parvenir cette communication ? C’est alors qu’un autre mot dans la conversation a été interprété comme étant le nom d’une personne dans le carnet d’adresse. Alexa a alors demandé une confirmation : ‘A (nom du carnet d’adresse), n’est-ce pas ? ». Alexa a pris pour un ‘oui’ la conversation d’arrière-plan. Cette succession d’événements était très peu probable, et nous évaluons les différentes options qui la rendrons à l’avenir encore moins probable ».

Le géant du e-commerce a qualifié cet évènement de «très rare». Il assure qu’il ne s’agit pas d’une preuve que son enceinte écoute en permanence ses utilisateurs, une crainte récurrente vis-à-vis de ce genre d’appareil intelligent, mais plutôt d’un bug de son appareil. Il doit être corrigé.

Un problème qui n’est pas inédit

Cette affaire fait suite à plusieurs autres polémiques similaires concernant des intelligences artificielles enregistrant les conversations de leur propriétaire. En 2017 par exemple, un journaliste avait remarqué que son enceinte Google Home Mini mémorisait la totalité des paroles qu’elle entendait. Par ailleurs, une étude étasunienne a montré qu’en 2015 et 2016, ce type d’enceinte connectée pouvait être piratée afin d’être transformée en micro à distance. Ces problèmes auraient depuis été corrigés par les différentes firmes concernées.

« Wiko » racheté par son partenaire chinois

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L’entreprise chinoise Tinno, actionnaire majoritaire de Wiko a racheté le 8 février 2018 les 5% restants à la firme marseillaise. 

Le siège de la marque de smartphone Wiko situé à Marseille compte au total 500 employés, dont 250 en France. Comme la plupart des fabricants de mobiles, Wiko sous-traite ses conceptions en Chine, mais est fier d’avoir pu créer 50 % des emplois sur le total de l’effectif. L’entreprise Wiko a annoncé en février qu’elle passe entièrement la présidence et la gestion de la firme française à son partenaire majoritaire James lin.

L’acquisition totale de Wiko par le constructeur de smartphone chinois ne devrait avoir aucune incidence sur les 250 employés de France. Le siège restera à Marseille afin de ne point compromettre les activités de la marque en France. La société Wiko prévoit même de créer à l’avenir de nouveaux postes au vu des projets futurs entre les deux constructeurs. Laurent Dahan et son partenaire chinois ne comptent pas s’arrêter au marché européen, mais prévoient s’étendre sur le marché mondial. Depuis 7 ans, la firme a réussi à s’imposer en France. Cela lui a permis de réclamer la 3 ème place des ventes de constructeurs mobiles hors forfaits en Europe de l’Ouest. Grâce aux offres très abordables et sans engagement et l’arrivée de FREE sur le marché il y a quelques années, elle a pu se hisser au sommet des ventes rien qu’en proposant des téléphones d’entrée et de moyen de gamme. Pour rappel, la marque Wiko s’était positionnée en 2 ème place sur le marché français des Smartphones.

La fusion entre les deux entreprises est une nouvelle stratégie de renforcement dans le développement et l’extension de la marque. Le constructeur français témoigne dans un communiqué de presse l’importance de cette nouvelle coopération qui selon lui représente une étape essentielle pour la création de produits plus innovants et mieux adaptés aux besoins des clients. Wiko est une marque emblématique qui propose un bon rapport qualité-prix et qui dispose de tous les atouts pour conquérir de nouveaux utilisateurs à l’international.

Le constructeur chinois qui se targue de peser un milliard d’euros de chiffres d’affaires annuel prend logiquement les rênes de Wiko en tant que président exécutif du groupe. Laurent Dahan, pionnier de Wiko est nommé senior vice-président en charge du développement et Michel Assadourian son associé, vice-président chargé des affaires publiques.

WhatsApp interdit aux moins de 16 ans !

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WhatsApp

L’application de messagerie instantanée WhatsApp a relevé à 16 ans son âge minimum d’utilisation dans l’Union européenne, contre 13 jusqu’à maintenant, en prévision du nouveau règlement européen sur la protection des données personnelles (RGPD), a-t-elle annoncé sur son site.

L’âge minimum reste à 13 ans en dehors des pays de l’Union européenne, précise-t-elle. Dans un billet de blog, WhatsApp relie cette décision à l’entrée en vigueur prochaine, le 25 mai, du règlement européen sur la protection des données personnelles (RGPD), qui s’applique pour tous les ressortissants européens.

Le RGPD fixe à 16 ans l’âge auquel un mineur peut consentir seul au traitement de ses données à caractère personnel, et donc accéder à des services demandant des données personnelles comme WhatsApp. «Le mois prochain, l’Union européenne met à jour ses lois concernant le respect de la vie privée pour exiger plus de transparence quant à la façon dont les données des internautes sont utilisées en ligne», indique WhatsApp. «WhatsApp met à jour ses conditions d’utilisation et sa politique de confidentialité là où le RGPD prend effet», précise l’application. Parmi les autres mises à jour, WhatsApp précise qu’elle a «établi une entité au sein de l’Union européenne afin d’y offrir ses services et de respecter les nouvelles normes strictes de transparence quant à la façon dont elle protège la confidentialité de ses utilisateurs».

En décembre, la Cnil, l’autorité française de protection des données personnelles, avait ordonné à WhatsApp de mieux encadrer le transfert des données personnelles qu’elle recueille vers sa maison mère Facebook.

Nintendo Labo : ce jeu vidéo fait un carton !

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Vous cherchiez un jeu vidéo pour votre console Switch à faire en famille ? Nintendo Labo va vous en proposer plusieurs grâce à deux kits de construction baptisés Toy-Con. Amateurs de robot, de moto, de piano ou de pêche, à vous les modules en carton à assembler. Une nouvelle facette de la console de Nintendo qui ne cesse de nous surprendre.

Un peu plus d’un an après le lancement de la Switch et son concept hybride de console de salon portative, Nintendo semble désormais évoluer dans une autre dimension. Oubliée la déconvenue de la WiiU qui n’a pas su capitaliser sur le succès de la Wii. Ce fut le crash dont on eut peur pour Nintendo qu’il ne s’en remette jamais. C’était mal connaître Big N -surnom de la firme aux presque 130 printemps- qui sait mieux que personne se réinventer.

Car à ses origines, Nintendo créait des cartes à jouer traditionnelles japonaises avant de se tourner vers le jeu vidéo dans les années 1970 et d’évoluer entre bornes arcade, consoles de salon et consoles portatives. Si la Switch semble un condensé de tout ce savoir-faire, elle marque aussi un nouveau tournant dans l’histoire de Nintendo et son état d’esprit. Elle va au-delà du simple jeu, elle le repense. Et la première pierre sur son chemin se nomme Nintendo Labo.

Annoncé en janvier dernier, le kit de construction arrive le 27 avril en magasin. Et ça sent le carton assuré ! Parce que l’ensemble est sacrément bien pensé, ludique et familiale. Comme un bon jeu Nintendo. Nintendo Labo se présente sous la forme d’une large boîte baptisée Toy-Con (Robot Kit ou Multi-Kit). Les Toy-Con, ce sont aussi les noms des différents accessoires en carton que vous allez pouvoir construire. Nous avons pu tester le Multi-Kit composé de cinq d’entre eux.

Construire pour jouer

Si LEGO Dimensions avait trouvé le bon créneau en mêlant jeu vidéo et kit de construction de set jouables, Nintendo pousse encore plus loin le jeu complice entre parents et enfants. Car il va falloir que les deux s’allient pour permettre aux plus jeunes de jouer avec ce Nintendo Labo, au moins le temps de la construction, première étape incontournable. Car il est bien là question de construire façon « Do it Yourself » avant d’associer sa réalisation à un mini-jeu dont elle sera un élément phare. Le kit comporte plusieurs fiches en carton prédécoupées pour chaque Toy-Con à construire (de 1 à 7 plaques par construction). Sur chaque fiche, il va falloir retirer les pièces prédécoupées, les plier, les assembler et, pour les plus créatifs, les décorer afin de pouvoir jouer.

Première bonne surprise : tout est particulièrement bien indiqué par le logiciel de jeu que vous avez préalablement inséré dans la Switch et qui détaille chaque étape de construction. Un peu trop parfois mais cela s’adresse aussi aux plus jeunes. Temps annoncés pour la construction des Toy-Con : de 10 minutes à près de 3h30. A titre d’exemples, il nous a fallu moins de 10 minutes pour le robot, 1h20 pour la canne à pêche et 2 heures pour le piano, le tout en solitaire. Un temps à prendre en compte avant de jouer mais qui fait vraiment la sève de ce Nintendo Labo.

On retrouve ainsi le plaisir simple de la construction en carton bien réelle alliée au jeu virtuel pour ne pas oublier qu’on peut être aussi créatif manuellement. Comme nous l’avions déjà senti lors d’une première prise en main, ce Nintendo Labo rassure sur un point : la qualité du produit. C’est plutôt robuste et le carton est loin d’être aussi fragile que nous le craignions. Évidemment, plus l’enfant sera jeune, plus il faudra l’accompagner dans ses gestes qui demandent une certaine minutie (la mini-moto, les touches du piano, mettre des œillets ou des élastiques, etc.). Mais rien n’est insurmontable et, tant que la construction est faite avec doigtée, elle tient le choc. Ces travaux manuels 2.0 s’avèrent plutôt amusants et intuitifs à faire en famille. Le moindre élément de pliage est astucieusement bien pensé pour créer un élément du module final (la moulinette de la canne, l’accélérateur du kit moto, les différentes touches du piano…) et l’assemblage fait bien partie du jeu.

Nintendo a même pensé à la petite touche supplémentaire pour satisfaire tout le monde. Si les parents se verront confier la lourde tâche de placer les bandes réfléchissantes sur chaque élément le réclamant (des réflecteurs sur les touches du piano ou les modules de la maison !), les enfants pourront eux décorer, colorier, sticker chaque élément selon leur goût. La firme japonaise a même prévu un kit pour cela. Mais les feutres et autres rouleaux de scotch décoratifs feront l’affaire.

Jouer pour construire

L’ingéniosité du Nintendo Labo ne repose pas seulement sur l’idée d’avoir prédécoupé du carton pour en faire des accessoires dans lesquels glisser les manettes Joy-Con ou la console elle-même. On se sert de la moindre des fonctionnalités des manettes : les vibrations qui ont de nombreuses utilités, la caméra infrarouge de l’une d’elle qui servira aussi bien de caméra de contrôle du robot que de scan permanent pour détecter les mouvements, réfléchir la lumière et associer une note sur le piano ou une forme. Cette caméra est au cœur du fonctionnement du Nintendo Labo qui ne cesse de surprendre par ces multiples usages possibles.

Dans le multi-kit, nous nous sommes amusés avec le très simple robot qui avance grâce aux vibrations des Joy-Con, nous avons enchaîné les tours de piste avec le guidon de moto qui vibre selon le terrain et les circonstances de course sur les circuits ou les stades que vous pouvez même élaborer vous-même. La canne à pêche est d’une intelligence dans la construction du moindre petit module et dans le mini-jeu qui l’accompagne, sans doute le plus abouti des cinq.

Vous devez aller pêcher dans les profondeurs des océans en vous adaptant aux animaux que vous allez croiser et que vous souhaitez attraper. Vous pouvez même créer et personnaliser des poissons depuis… le piano qui ne sert pas seulement à jouer de la musique avec des tonalités étranges ou à enregistrer ses créations au studio. Son système permet aussi de scanner des fiches prédécoupées qui serviront de base à des poissons de votre inspiration. Vous pouvez même le faire avec vos propres feuilles blanches au bon format. La maison permet de faire réagir et d’interagir avec un petit être qu’on va élever, faire jouer, nourrir au fur et à mesure grâce aux éléments amassés.

On avouera que, pour les plus grands, il est plus sympa de construire que de jouer car certains jeux sont plutôt réservés à une audience jeune. La canne et sa pêche en eaux profondes vont mettre la patience de chacun à rude épreuve le temps d’arriver à trouver le bon geste pour mouliner correctement et attraper de gros poissons. La moto se révèle plutôt fun. Le piano sonne bien mais on s’ennuie vite à jouer avec des miaulements ou des sons déformés. Heureusement on peut aussi en créer ou changer de mode (carte rythmique, cartes-ondes, etc.). La maison va beaucoup plaire aux nostalgiques du Tamagoshi ou aux plus jeunes.

Créer sa propre façon de jouer

Quand on vous disait que Nintendo Labo était une petite révolution à sa façon, on était un peu loin de tout en dire. Faire des accessoires en carton potentiellement recyclable, donner une nouvelle dimension aux Joy-Con, les grandes stars de la Switch, ou montrer que son service de R&D fonctionne à plein régime ne suffisaient pas. Nintendo veut aussi mettre le joueur au cœur de tout. Il y a dans Nintendo Labo une véritable volonté d’expliquer comment chaque module fonctionne, est composé. La partie « Découvrir » sert à tout décortiquer.

Et une fois que vous avez compris le fonctionnement, vous pouvez vous lancer dans l’Atelier Toy-Con, l’une des idées lumineuses du jeu. C’est LE module de créativité du Nintendo Labo. C’est là que chacun va pouvoir transformer ses Joy-Con en tout autre chose. Car l’Atelier Toy-Con permet de programmer chaque mouvement de l’une ou l’autre des manettes avec du code informatique très simplifié (nœud d’entrée, action à définir, minuteur éventuel…). Cela sera néanmoins réservé à des utilisateurs plus avancés, mais qui trouveront indéniablement là de quoi s’amuser follement et se servir de ce Nintendo Labo pour d’autres choses beaucoup plus évoluées. Les tutoriels vont fleurir et les idées ne manqueront pas pour transformer son balai en guitare, le module voiture en fusée, etc.

Nintendo Labo est sans doute la plus inattendue et brillante idée du milieu vidéoludique de ces derniers mois. Pour la première fois depuis longtemps, une console va au-delà du simple support de jeu vidéo pour offrir quelque chose de réellement novateur. Est-ce que l’intérêt dépassera celui d’un jeu immersif ? Pas certain auprès des plus vieux. Les jeunes vont cependant adorer construire et jouer. Ce Nintendo Labo a au moins le mérite de l’originalité, du produit intelligemment bien conçu et pensé pour toute la famille. Voilà un argument de plus après la conception, le catalogue qui ne cesse de s’enrichir autour des stars Mario et Zelda, les gros jeux d’éditeurs tiers qui lui font de l’œil pour ceux qui n’auraient pas encore craqué pour la petite console de Big N qui en a visiblement bien plus qu’on ne le croit sous la manette.

Apple pourrait dévoiler de nouveaux iPhone avant septembre

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Des documents de certification laissent apparaître onze références d’iPhone inédites. La perspective d’une mise à jour de l’iPhone SE prend à nouveau de l’épaisseur.

hypothèse d’un iPhone Special Edition 2 reprend de l’épaisseur du côté de l’Eurasie. La Commission économique eurasienne (EEC), l’organisme qui donne le feu vert préalable à la commercialisation de produits électroniques en Arménie, en Biélorussie, au Kazakhstan, au Kirghizistan ou en Russie, a homologué récemment onze références d’iPhone dont les numéros ne correspondent à aucun modèle existant.

Comme le rapporte le site ConsoMac, ces identifiants pourraient correspondre aux versions internationales de nouveaux smartphones Apple prenant en charge différents standards réseaux.

Par le passé, les homologations de l’EEC ont déjà précédé la sortie de nouveautés Apple. En février dernier, la commission certifiait en Europe plusieurs références d’iPad. Apple annonçait l’iPad 2018 un mois plus tard.

Réponse le 4 juin lors de la WWDC

Le document publié par ConsoMac précise que les nouvelles certifications évoluent sous le système d’exploitation iOS 11, qui ne sera pas remplacé par iOS 12 avant l’automne. Ces nouveaux modèles seraient donc commercialisés avant septembre. Apple pourrait lever le voile sur ces nouveaux appareils lors de son prochain événement, la WWDC, sa conférence pour les développeurs, qui débute le 4 juin. L’an passé, la firme y avait annoncé le HomePod et de nouveaux Mac. Aucune autre information n’a filtré sur la nature des iPhone homologués. Au regard du calendrier habituel d’Apple, qui lance ses nouveaux smartphones vedettes en septembre, il pourrait s’agir du rafraîchissement d’un autre segment de la gamme.

Plusieurs médias spécialisés parient ainsi sur l’iPhone SE, l’iPhone petit format vendu 419 euros qui n’a pas été mis à jour depuis son lancement fin mars 2016. Ces derniers mois, plusieurs rumeurs ont annoncé une mise à jour de l’appareil avec des composants plus récents et un design plus moderne au premier semestre.

Protection des données personnelles: le Sénat maintient sa version

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Le Sénat a maintenu jeudi sa version sur le projet de loi sur la protection des données personnelles, un texte d’application du droit européen, alors qu’une commission mixte paritaire (CMP) avait échoué à trouver un accord avec l’Assemblée.

Les sénateurs ont voté à l’unanimité pour leur texte, les sénateurs LREM et CRCE (à majorité communiste) s’abstenant. Le dernier mot appartiendra le 14 mai aux députés que les sénateurs ont vivement critiqué durant le débat, leur reprochant de ne pas avoir tenu compte de leurs remarques.

«Le gouvernement aurait préféré que les deux assemblées s’accordent», a déclaré la ministre de la Justice Nicole Belloubet. «Cela aurait été un signal positif sur un sujet essentiel à la fois pour les droits fondamentaux des citoyens et l’activité économique», a-t-elle dit avant de rappeler que «le 25 mai, le règlement général sur la protection des données (RGPD)» qu’institue le nouveau cadre juridique européen «entrera directement en vigueur».

Elle a énuméré les sujets de désaccord entre les deux chambres, sur l’action de groupe, la création d’une dotation spécifique et l’exonération de toute sanction pour les collectivités territoriales, le fléchage des amendes et astreintes, l’open data des décisions de justice ou encore l’âge minimal à partir duquel un mineur peut consentir seul au traitement de ses données personnelles. «Ce projet de loi est plus politique que technique: il porte les valeurs de la France et de l’Union européenne», a-t-elle dit. «Le scandale Cambridge Analytica a fait grand bruit, Facebook est gravement mis en cause et M. Zuckerberg a été auditionné par le Congrès. Les regards se tournent vers l’Union européenne», a-t-elle poursuivi.

«Dans la semaine du 6 avril, pas moins de deux CMP ont échoué», a relevé pour sa part la rapporteure Sophie Joissains (UC). «Le groupe majoritaire de l’Assemblée Nationale aurait-il décidé de saper le fonctionnement bicaméral de notre démocratie?», a-t-elle demandé en interpellant Mme Belloubet sur «cette dangereuse dérive». «Le gouvernement est totalement respectueux du bicamérisme. Il s’impose à nous tous», lui a répondu Mme Belloubet.

Dans le détail, Mme Joissains a reproché que sur les traitements en matière pénale, «l’Assemblée nationale a acté des reculs inquiétants pour les droits et libertés». Et «aucune des garanties que nous avions introduites n’a survécu à la nouvelle lecture à l’Assemblée», a-t-elle dit. Même point de vue pour Jérôme Durain (PS) pour qui «ce texte a été raturé, lacéré à l’Assemblée nationale» et la CMP «sabordée». «La mise au pas institutionnelle semble prendre le dessus sur la recherche de compromis», a-t-il lancé, ajoutant que son groupe approuve le président de la Haute Assemblée Gérard Larcher (LR) «qui défend avec équilibre la contribution du Sénat à la vie démocratique».

«Les députés ont adopté une posture plutôt politicienne en rejetant les apports du Sénat», a jugé l’écologiste Esther Benbassa (CRCE). Mais pour Arnaud de Belenet (LREM), il faut revenir «à un dialogue plus apaisé entre nos deux assemblées», qui est «le meilleur moyen de démontrer le caractère totalement indispensable et nécessaire du Sénat».

Netflix va investir en Europe

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Des bénéfices et un chiffre d’affaires en forte croissance, des abonnés toujours plus nombreux sur la planète: le géant américain de la vidéo en ligne Netflix affiche une santé insolente et se prépare à investir massivement en Europe.

Dopé par des résultats qui dépassent ses propres attentes, la société américaine Netflix entend porter à un milliard de dollars ses investissements dans les productions originales en Europe en 2018, selon des informations de presse. La plateforme qui organise jusqu’à jeudi à Rome «See What’s Next», rendez-vous annuel où sont dévoilées ses nouveautés, a réaffirmé son intérêt pour le public de la région EMEA, qui comprend non seulement l’Europe mais aussi le Moyen-Orient et l’Afrique.

«Nous investissons dans des productions originales partout dans le monde mais particulièrement dans la région EMEA sur laquelle nous sommes très concentrés», a déclaré Erik Barmack, vice-président des contenus internationaux Netflix. «A ce jour, nous avons 55 productions en cours, des séries au films, des spectacles +seul en scène+ aux documentaires, parce que nous trouvons d’excellentes histoires dans cette région, et ce n’est qu’un début», a-t-il souligné.

Le dirigeant a précisé que si l’année 2018 avait été supérieure à 2017 pour le groupe en termes d’investissements, tel serait aussi le cas en 2019 par rapport à l’exercice en cours. Présent depuis 2016 dans le monde entier, à l’exception notable de la Chine, Netlix a annoncé en début de semaine avoir franchi la barre des 125 millions d’abonnés – dont 68,3 millions hors Etats-Unis -, soit une hausse de 7,41 millions de souscripteurs, un record pour un premier trimestre.

Côté finances, le groupe a dépassé ses propres attentes avec un bénéfice net de 290 millions de dollars (il s’attendait à 282 millions), un bond de plus de 60% par rapport au premier trimestre de l’an passé. Le chiffre d’affaires est ressorti sur la période à 3,7 milliards de dollars (+40%), un peu mieux que prévu par le groupe et conforme aux attentes moyennes des analystes.

«Un grand bond en avant»

Avec désormais quasiment 50% du chiffre d’affaires réalisé à l’international et 55% de ses abonnés, le groupe, dont le siège est situé en Californie, continue de récolter les fruits de ses investissements importants pour se développer en dehors de son pays d’origine. Des résultats que le groupe attribue non seulement à sa politique d’investissements dans les contenus (il prévoit au total 7,5 à 8 milliards de dollars sur 2018 dans ce secteur) qu’à son modèle économique qui a bouleversé les modes de consommation du cinéma et des séries télévisées.

Le système Netflix repose sur un abonnement (à partir de 8 euros/mois) qui donne un accès illimité à un catalogue de films et de séries, à regarder en streaming, ainsi qu’un service de conseil permettant de proposer des contenus correspondant aux goûts de chacun. «Désormais, vous pouvez désormais rester éveillé pour regarder une émission que vous aimez, la visionner sur votre mobile, recevoir des recommandations ou un choix personnalisé de programmes», a expliqué à Rome Reed Hastings, co-fondateur de Netflix.

«Ce sont les avantages fondamentaux qu’a apportés la télévision sur internet, un grand bond en avant», a ajouté le patron de la plateforme. Une modèle qui inquiète les diffuseurs traditionnels, obligés d’adapter leur offre, et stimule l’apparition de concurrents sur le marché de la vidéo à la demande par abonnement (SVoD), comme les Français OCS ou SFR Play ou l’Américain Amazon Prime.

Des concurrents qui peuvent parfois devenir des partenaires comme l’a affirmé Reed Hastings qui lorgne sur le milliard d’abonnés que représente l’industrie de la télévision payante par abonnement au plan mondial, «comparé au 125 millions d’abonnés Netflix». «Nous travaillons avec OSN – bouquet servant le Maghreb et le Moyen-Orient et avec le britannique Sky, et de nombreux autres à travers l’Europe afin d’être inclus dans leur offre vidéo», a déclaré Reed Hastings.

«Outre la croissance de la télévision sur internet et celle de Netflix, le plus important c’est le partage de nos contenus», a-t-il souligné.

Les French Days : six enseignes nationales lancent un Black Friday

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Six sites français de commerce en ligne ont décidé de lancer un «Black Friday» de printemps, du 27 avril au 1er mai, afin d’en faire à terme un rendez-vous aussi incontournable chez les consommateurs, ont-ils annoncé jeudi.

Boulanger, Cdiscount, Fnac Darty, La Redoute, Rue du Commerce et Showroomprivé créent «Les French Days», dont ils espèrent faire un «événement annuel (aussi) récurrent et attendu» que le Black Friday/Cyber Monday (24-27 novembre), soulignent-ils dans un communiqué commun. En janvier, lors du lancement des soldes d’hiver, la secrétaire d’Etat rattachée au ministre de l’Economie, Delphine Gény-Stephann, avait lancé l’idée d’une nouvelle opération commerciale au printemps.

«Entre e-commerçants, on se réunit régulièrement et l’idée est partie de comment on pouvait se réinventer au premier semestre», pour faire pendant au «réel succès» suscité par le Black Friday, explique Annabel Chaussat, directrice marketing et e-commerce de Fnac Darty.

Lors du seul Black Friday 2017, le chiffre d’affaires global du commerce en ligne en France a bondi de 69%, selon la Fédération du e-commerce et de la vente à distance (Fevad). «Avec +Les French Days+, le Black Friday à la française, les grandes enseignes du e-commerce souhaitent ainsi offrir une expérience client inédite, qui réponde aux nouveaux modes de consommation des Français et les familiarise encore davantage au commerce digital (numérique, ndlr)», affirment les six enseignes partenaires.

Le choix du «pont» du 1er mai a été aisé, explique Mme Chaussat: il s’inscrit un mois avant les soldes d’été, dans une période où il est nécessaire de «dynamiser» le commerce. «On serait d’ailleurs ravi que de nombreux acteurs du e-commerce se joignent à nous pour faire de cette belle opération commerciale un succès», ajoute-t-elle. Comme lors du Black Friday, les consommateurs pourront bénéficier de réductions allant jusqu’à 50% sur des centaines de produits neufs de grandes marques.

«Cette opération a également pour vocation de graver dans l’usage des consommateurs français le fait d’acheter sur internet», souligne Mme Chaussat. La part du e-commerce dans la totalité du commerce de détail est en effet encore faible en France, à 9%, contre environ 20% au Royaume-Uni et 15% en Allemagne.

Des applications accusées de ne pas suffisamment protéger les données des enfants

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Sept chercheurs en sciences de l’informatique d’universités américaines et canadiennes accusent des milliers d’applications Android destinées aux enfants de ne pas suffisamment protéger les données de ces derniers. Ces chercheurs, issus entre autres de Berkeley, expliquent dans une étude publiée à la mi-avril que des informations personnelles sont partagées à des entreprises tierces, sans toujours respecter les limites fixées par la loi.

Les chercheurs ont étudié au total 5 855 applications gratuites disponibles sur la version américaine du magasin Google Play. Ils ont développé un programme leur permettant de voir en temps réel quelles informations sensibles elles collectaient, et avec qui ces données étaient partagées.

Résultat : environ 57 % des applications « violent potentiellement la Coppa [Children’s Online Privacy Protection Act] », la loi de protection de la vie privée des mineurs de moins de 13 ans en vigueur aux Etats-Unis. Certaines ont été téléchargées des centaines de millions de fois.

Des « consignes » pas toujours respectées

« Nous avons identifié plusieurs violations et tendances inquiétantes », détaille le rapport. Ainsi 4,8 % des applications analysées partagent la géolocalisation ou les coordonnées (adresses e-mail, numéros de téléphone) de leurs utilisateurs sans leur consentement ou celui de leurs parents. Quarante pour cent partagent des données personnelles sans prendre, selon les auteurs de l’étude, de mesures de sécurité suffisantes : elles sont par exemple 2 344 à ne pas avoir utilisé une seule fois le protocole de sécurisation « standard » (TLS) dans le cadre de l’envoi de données.

Enfin, 18,8 % partagent les identifiants permanents – comme l’adresse IMEI, un numéro unique attribué à chaque téléphone – des utilisateurs avec des entreprises tierces, notamment à des fins de ciblage publicitaire. Ces méthodes sont proscrites par la Coppa dès lors qu’il s’agit des données d’enfants de moins de 13 ans. Pourtant, toutes les applications étudiées faisaient partie, explique le coauteur de l’étude Serge Egelman, du programme « Designed for Families » (« pour la famille »). Un label Google Play qui rassemble des applications « destinées en priorité aux enfants » de moins de 13 ans, détaille Google dans un post de blog. Introduit par l’entreprise en 2015, il garantit en théorie que les développeurs des applications respectent des « consignes et des règles spécifiques ».

Ils doivent notamment être en conformité avec la loi Coppa, et n’utiliser que des outils de développement logiciel (qui permettent de faciliter la création d’un programme comme une application) eux aussi en conformité avec la loi Coppa. De nombreux développeurs n’ont pas pris suffisamment de précautions à ce sujet, selon les chercheurs. Ainsi, plus de 1 000 applications ont utilisé des outils de tracking (« traçage») dont les conditions d’utilisation spécifiaient clairement qu’ils ne devaient pas être utilisés pour des programmes destinés aux enfants.

Minions

Parmi les applications citées par les chercheurs, on trouve des logiciels d’apprentissage des langues, comme Duolingo, l’accordeur de guitare GuitarTuna, mais aussi des jeux. Certaines sont particulièrement populaires, à l’image du jeu Where’s My Water (« jetez-vous à l’eau ! » pour la version française) produit par Disney et téléchargé plus de 100 millions de fois, ou de Minion Rush, inspiré du film Moi, moche et méchant et téléchargé 500 millions de fois selon l’éditeur.

Dans un communiqué transmis au Washington Post, Google a expliqué prendre le rapport « très au sérieux ». L’entreprise a assuré qu’elle en étudierait les résultats, avant d’ajouter : « Si nous observons qu’une application a enfreint nos règles, nous prendrons des mesures. » Disney, de son côté, a fait savoir au journal que « la protection de la vie privée en ligne des enfants [était] très importante pour [elle] », et qu’elle était « confiante » quant au fait que ses développeurs aient bien respecté la loi. Son application Where’s My Water est accusée d’avoir servi à collecter des données de localisation puis à les avoir transmis à une entreprise tierce sans le consentement explicite des parents des jeunes utilisateurs.

« La vie privée des enfants est de la plus haute importance pour Gameloft, a précisé l’entreprise dans un communiqué transmis au MondeEt nous examinons de très près ce sujet. Nous avons une politique de collecte de données très stricte chez Gameloft, et nous nous assurons de toujours être en conformité avec les lois sur la protection des données. »

Google met à la porte des bloqueurs de pub vérolés pour Chrome

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Cinq extensions sont concernées, elles permettent notamment une modification à distance du navigateur et espionnent la navigation des utilisateurs.

Les internautes sont de plus en plus friands de bloqueurs de publicités, c’est un fait. Cette tendance aiguise évidemment l’intérêt des pirates ou d’éditeurs peu scrupuleux de la confidentialité qui en profitent pour diffuser des extensions malveillantes surtout pour Chrome, le navigateur le plus populaire dans le monde.

Google annonce ainsi avoir retiré cinq de ces extensions du Chrome Web Store suite à une alerte de AdGuard. Il s’agit notamment de Superblock, AdRemover ou Adblocking by Ublock qui comme on peut le remarquer ont des noms proches des extensions légitimes les plus célèbres. Un moyen connu pour piéger l’internaute.

Ces extensions bloquent les publicités mais pas seulement… Elles permettent notamment une modification à distance du navigateur en espionnant la navigation des utilisateurs. Les données sont envoyées vers un serveur distant capable de modifier le comportement du navigateur. Pour afficher certaines publicités et rétribuer les développeurs de ces vrais-fausses extensions ?

Les extensions boutées hors du store auraient été téléchargées plus de 20 millions de fois, dépassant parfois les outils légitimes.

Honor 10 : on sait déjà tout de ce smartphone très attendu en France

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Équipé d’un processeur Kirin 970, d’un écran avec encoche et d’un double module caméra, le Honor 10 vient d’être officialisé en Chine. Il devrait, comme à l’accoutumée, séduire par son excellent rapport qualité-prix mais ne sera présenté que le 15 mai en Europe.

Hier, Honor France révélait à la presse de premiers détails officiels sur le futur Honor 10, comme la présence du processeur Kirin 970 et de la reconnaissance faciale.
Depuis, la marque a intégralement dévoilé le smartphone lors d’une conférence en Chine, où le produit débarquera une bonne quinzaine de jours avant son arrivée en Europe. Vendu à partir de 2599 Yuan (environ 335 euros), le Honor 10 sera, en effet, commercialisé dès le 27 avril en Chine.

Le cousin du Huawei P20

Ce n’est pas un secret, Honor s’inspire généralement des dernières innovations de Huawei pour ses nouveaux produits. La raison est simple : Honor est une filiale de Huawei.
Dans de telles conditions, pourquoi ne pas s’inspirer du P20 alors que ce smartphone ne reçoit que de bonnes critiques ? À quelques différences près, le Honor 10 ressemble donc au smartphone de Huawei et récupère la majorité de ses fonctionnalités.

Esthétiquement, les appareils sont très similaires. À l’avant, le Honor 10 hérite de l’encoche du smartphone de Huawei et de son écran Full HD+ de 5,84 pouces, ainsi que de son très appréciable bouton d’accueil physique. Au dos, Honor conserve un double module photo mais l’oriente à l’horizontale (sans la mention Leica, partenaire de Huawei). Les optiques sont de 24 Mpix et 16 Mpix, et disposent toutes les deux d’une ouverture f/1.8.
La marque dit avoir choisi des couleurs « fantôme » ou « mirage », capables de changer en fonction de l’inclinaison du boîtier dans la main de leur utilisateur, pour séduire son public « jeune ». Contrairement au Huawei P20, on remarque que le Honor 10 conserve la prise jack.
Sous son capot, le Honor 10 est proposé en deux différentes versions. Si toutes les deux disposent de 6 Go de RAM, elles se distinguent par leur espace de stockage interne de 64 Go ou 128 Go, non extensible. Les informations communiquées par Honor France la veille sont également confirmées : c’est bien le SoC Kirin 970 qui équipe le smartphone. Une batterie de 3400 mAh, identique à celle du P20, devrait offrir une bonne endurance à l’appareil. Contrairement à ce que qu’évoquaient certaines rumeurs, le capteur d’empreinte se trouve dans le bouton principal en façade et non pas intégré à l’écran.
Sauf surprise, le Honor 10 annoncé en Chine aujourd’hui devrait être identique à celui présenté à Londres le 15 mai prochain. Même si nous ne sommes pas à l’abri de caractéristiques légèrement modifiées en Europe.

Amazon simplifie l’achat à l’international dans ses applications mobiles

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Uniquement via ses applications mobiles (pour le moment ?) Amazon propose désormais aux utilisateurs un shopping à l’international plus simple.

Amazon vient d’ajouter une nouvelle option bienvenue à la version mobile de son service : le shopping international. Ainsi, en sélectionnant “International Shopping” dans la section “Pays et Langue” des paramètres (désormais sélectionné par défaut si vous téléchargez tout juste l’application), l’appli disponible sur iOS et Android propose de trouver et d’acheter une plus large sélection de produits en ne se basant pas que sur ce qui est disponible dans votre pays.

Plus de 100 pays disponibles

Cette nouvelle fonctionnalité, qui pourra sans surprise ajouter des frais de port à vos commandes en cas de sélection d’un produit en partance d’un pays étranger, permet également de choisir parmi 25 monnaies et 5 langues : anglais, brésilien portugais, espagnol, allemand et chinois. Pas de français pour le moment malheureusement. Autre déception : les achats internationaux ne sont pour le moment pas proposés sur la version desktop d’Amazon.

Pour effectuer un achat sur la version américaine plus fournie d’Amazon via un PC par exemple, il faudra donc en attendant continuer à passer par Amazon.com et se contenter des prix en dollars avant la conversion en euros juste avant l’achat. En revanche, la firme précise qu’en plus de clairement afficher les prix, frais de ports et estimations d’imports éventuels, le maximum sera fait avec les sociétés de livraison pour ne pas avoir de mauvaise surprise avec les douanes lors de l’achat ou de la réception.

Plus de choix pour les utilisateurs d’Amazon

Bref, une bonne nouvelle pour acheter un produit à moins cher depuis Amazon Allemagne par exemple, ou encore récupérer un produit uniquement disponible sur Amazon US. A condition d’être prêt pour les frais de port, bien entendu.

Samsung double Apple pour le premier trimestre aux USA

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Samsung écoule bien plus de téléphones que son concurrent de toujours.

Les USA ont beau être le pays d’Apple, la firme de Cupertino mène un rude combat contre son concurrent de toujours dans le milieu des smartphones : Samsung. Un concurrent qui peut aujourd’hui se vanter d’avoir convaincu les américains lors du premier trimestre 2018. Et pour cause : le Consumer Intelligence Research Partners dévoile que le constructeur coréen aurait vu plus de ses smartphones être activés aux USA.

39% des téléphones activés aux USA sont estampillés Samsung

D’après les données du Consumer Intelligence Research Partners, 39% des smartphones activés lors de ce premier trimestre 2018 sont de la firme coréenne Samsung. Apple n’a “que” 31% des activations de smartphones de son côté, lui offrant la seconde place. LG arrive en troisième avec 14%. Mais alors comment Samsung a-t-il pu dépasser la firme de Cupertino ? Simple : ce dernier propose différents modèles dont des entrées de gamme tandis que son concurrent reste dans le premium avec des grilles tarifaires élevés. Apple reste numéro un en terme de revenus générés plutôt que de téléphones écoulés. A titre d’exemple, 35% des bénéfices dans le milieu de la téléphonie l’an dernier reposaient sur les épaules de l’iPhone X ! La loyauté des clients a également été analysé par le Consumer Intelligence Research Partners. Du côté d’Apple, les utilisateurs – sans doute séduits par iOS – affichent 90%. Ceux de Samsung sont “moins” fidèles avec 70% et en troisième position LG affiche 45%. Les utilisateurs sous Android ont donc tendance à changer plus facilement de constructeur. Peut-être la présence d’un système d’exploitation similaire – malgré une surcouche – pousse ces derniers à l’infidélité plus facilement que d’autres sous iOS – et donc obligés de rester chez Apple ! Ces chiffres restent intéressant et évolueront sans doute au court de l’année. Espérons que les surprises soient au rendez-vous au cœur d’un marché de plus en plus impitoyable avec une grande quantité de constructeurs et modèles qui tentent de se tailler une part du gâteau…

Le phénomène Fortnite pour les nuls

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Aussi populaire que Pokémon Go, ce jeu vidéo de survie a déjà séduit 45 millions de fans, dont le rappeur Drake et le footballeur Antoine Griezmann.

Depuis plusieurs mois, les fans de jeux vidéo n’ont que ce nom à la bouche :Fortnite. Lancé gratuitement en accès anticipé en juillet 2017, ce jeu multijoueur ne cesse d’exploser les records. Après cent jours d’existence, 45 millions de joueurs ont rejoint l’aventure sur leurs consoles. Aussi populaire que Clash of Clans, Pokémon Go et Candy Crush, le jeu imaginé par les studios Epic Games et People Can Fly a déjà séduit des stars comme Antoine Griezmann et le rappeur Drake.

Difficile d’imaginer que ce jeu de tir à la troisième personne où il faut construire des forteresses à la Minecraft pour repousser des zombies aurait un tel succès. Le graphisme cartoonesque ainsi que l’univers post-apocalyptique et humoristique ont fait la quasi-unanimité, aussi bien chez les jeunes, séduits par le gameplayaccessible et rassurant, que chez les parents, rassurés par une violence édulcorée. Fortnite a trouvé la formule magique pour décrocher un succès planétaire. Récapitulatif.

Fortnite mélange les jeux de tir, de survie et de construction. Le scénario imagine une Terre quasiment détruite depuis la disparition de 98 % de sa population décimée par de mystérieuses tempêtes et des monstres sans pitié. Le titre d’Epic Games se fonde sur deux modes de jeu : Sauver le monde et Battle Royale. Dans Sauver le monde, les joueurs sont en équipe de quatre et doivent ériger une forteresse solide, installer des pièges tout en explorant une carte des lieux. Inventer une stratégie, se battre intelligemment en fonction de ses armes, des pouvoirs de ses personnages (aux quatre métiers différents) est indispensable pour gagner la partie. Lancé en septembre 2017, le second mode, Battle Royale, a boosté les ventes. Cent joueurs sont parachutés sur une île où ils doivent s’affronter jusqu’au dernier survivant. Muni d’une simple pioche, chacun doit chercher des armes, se cacher, construire des abris et se battre contre tous.

L’application mobile la plus populaire du moment

Sortie sur l’App Store il y a un mois, l’application a été téléchargée plus de 11 millions de fois, engrangeant 15 millions de dollars de recettes. Aux États-Unis, Fortnite se vend maintenant plus que Candy Crush Saga, Clash of Clans et Pokémon Go. En février, le jeu aurait récolté 126 millions de dollars de recettes, selon le site SuperData. Même si Fortnite est gratuit, le joueur peut acheter des packs et des contenus sur la boutique en ligne pour améliorer ses personnages. La date de sortie sur Android est particulièrement attendue par les fans et par les observateurs économiques. Les nombreuses mises à jour réalisées par Epic Games apportent un bonus, et de nouveaux modes sont prévus pour les utilisateurs du mobile.

Une partie visualisée 42 millions de fois sur YouTube

YouTube n’en finit plus de vibrer avec Fortnite. L’Espagnol Ruben Gundersen, alias elrubiusOMG, a réuni plus d’un million de personnes en direct lors d’un match de 3 heures sur Fortnite Battle Royale (en comparaison, le lancement de la fusée SpaceX d’Elon Musk a attiré environ 2 millions de curieux). Le principe était simple, 100 youtubeurs plus ou moins connus se filmaient dans une partie de Battle Royale. Ensemble, les vidéos ont cumulé 42 millions de vues, provoquant une réaction admirative sur Twitter du responsable gaming de YouTube Ryan Wyatt. Autre record, le streamer et commentateur star des jeux vidéo Ninja a fait une vidéo avec le rappeur Drake dans une partie qui a frisé les 7 millions de vues en l’espace d’un mois.

Un éditeur spécialiste des jeux en ligne

L’éditeur et développeur de Fortnite est loin d’être un débutant. Epic Games a gagné ses lettres de noblesse en concevant la franchise Unreal Tournament et Gears of War sur PC et Xbox. Avec la série Unreal, Epic fait partie des précurseurs des jeux de tir à la première personne en ligne. Alors qu’il est très concentré sur sa franchise Gears of War, il aura fallu attendre près de huit ans pour que débarque le fameux projet Fortnite annoncée en 2011. Epic s’est allié avec le studio polonais People Can Fly pour la conception, mais c’est seulement en 2014 qu’une première version en free to play (gratuite avec des bonus payants) a vu le jour. Après avoir raté le coche de l’e-sport, Epic Games revient en force avec ce jeu plébiscité par le grand public et qui rapporte beaucoup d’argent.

Un potentiel e-sportif énorme

En effet, Fortnite promet d’être un eldorado financier. Alors que son modèle e-sportif est encore balbutiant, le bébé d’Epic Games est actuellement le jeu le plus regardé sur la plateforme de streaming Twitch, très appréciée de la scène e-sportive. En un week-end, 14 millions de visiteurs uniques auraient visionné une compétition. En France, c’est pour la Lyon e-sport 2018 que le premier tournoi d’envergure a été lancé en février dernier. Quarante-huit équipes se sont affrontées pour tenter de gagner un cash prize de 10 000 euros. Gros succès dans la Ville Lumière avec quelque 100 000 spectateurs connectés pour assister à un match. Epic Games va devoir s’inspirer de League of Legends ou de Overwatch pour construire une scène e-sport dynamique avec des compétitions et des cash prizes importants.

Des bugs a répétition

C’est la rançon du succès. Les serveurs du jeu pâtissent depuis plusieurs mois des arrivées massives des joueurs sur Fortnite Battle Royale et sont victimes de bugs pas toujours corrigés. Encore en avril, les serveurs étaient indisponibles à cause d’erreurs dans la base de données. Le géant des sites pour adultes, Pornhub, a commenté la panne en demandant avec humour à Epic Games de régler rapidement le problème, car leurs serveurs ne pouvaient résister devant l’afflux de joueurs frustrés. Aux États-Unis, le Wifi des écoles connaît aussi des saturations, les élèves jouent en classe, obligeant certains établissements à bloquer l’accès aux réseaux. L’éditeur devra résoudre ce défaut avant la sortie officielle à la fin de l’année 2018.

Apple supprime une fausse application de calculatrice, utilisée par les ados pour cacher leurs photos

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Apple a choisi de supprimer de son catalogue l’application Calculator%. Cette imitation d’une calculatrice était utilisée par les plus jeunes pour éviter que leurs parents découvrent des photos compromettantes.

Une appli peut en cacher une autre. Dans le cadre d’une enquête policière britannique, Apple a supprimé l’application «Calculator%» de sa boutique en ligne App Store. La raison: son but n’était pas vraiment de faire des équations. Le clavier de la calculette servait à taper un code pour accéder à un dossier caché. Ainsi, le propriétaire du smartphone pouvait dissimuler certains contenus, à l’abri de toute intrusion. Plébiscitées par les jeunes pour cacher des photos intimes, ces applications ont généré de nombreuses inquiétudes chez les parents. D’autres services similaires ont également été supprimés de l’App Store.

De nombreuses critiques

Révélé par le site Business Insider, ce retrait met fin à près de trois ans de critiques outre-Atlantique. En septembre 2015, une avocate américaine avait alerté les parents de la supercherie dans une vidéo devenue virale. Des tutoriels ont fleuri sur le Web pour aider les parents à savoir si leurs enfants étaient concernés. Pourtant, le développeur Digital Mind Co, dont plusieurs applications du même acabit ont été retirées, affichait clairement l’objectif de son produit. Il n’a pas souhaité commenter la suppression de ses applications.

La police de Durham, une ville anglaise, est à l’origine de l’enquête qui a poussé Apple à retirer l’application. Les raisons de cette procédure sont pour le moment tenues secrètes. Un porte-parole des autorités rappelle toutefois: «L’application Calculator% est un album photo secret que les enfants utilisent pour cacher des photos ou des vidéos à leurs parents. […] Nous demandons aux parents d’être vigilants et de décourager leurs enfants d’utiliser ce type d’application».

Supprimée également du Play Store, la boutique de Google, l’application a de nombreux équivalents toujours existants comme Calculatrice Vault et Calc Vault-Photo. Les utilisateurs d’iOS devront désormais se contenter de coffres-forts avec des codes de sécurité, un peu moins discrets.

La Russie bloque des millions d’adresses IP liées à Telegram

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La Russie a bloqué mardi près de dix-huit millions d’adresses IP utilisées pour contourner le blocage de la messagerie cryptée Telegram, qui a provoqué une levée de boucliers virtuels, son fondateur appelant à la «résistance numérique».

L’agence de régulation des télécoms Roskomnadzor a bloqué près de dix-huit millions d’adresses IP utilisées pour accéder à Telegram – dont le blocage par les autorités russes à commencé mardi -, et le nombre allait croissant mardi après-midi, selon les agences russes. Certains opérateurs avaient commencé lundi après-midi à bloquer Telegram en Russie, sur ordre de Roskomnadzor, suite à une décision de justice en raison du refus de Telegram de fournir aux services spéciaux (FSB) les clés permettant de lire les messages des utilisateurs.

Parmi les adresses IP bloquées, plusieurs centaines de milliers sont liées aux services «cloud» (d’informatique dématérialisée) d’Amazon et plus d’un million à ceux de Google. «Dix-huit sous-réseaux sont en cours de blocage. (…) Tous appartiennent à Amazon ou Google», a par ailleurs déclaré un porte-parole de Roskomnadzor, Alexandre Jarov, cité par Interfax.

«Malgré le blocage, nous n’avons pas constaté une diminution notable de l’activité des utilisateurs, puisque les Russes ont tendance à contourner l’interdiction avec des VPN et des proxies», qui permettent de contourner les blocages en simulant une connexion depuis l’étranger, s’est réjoui sur sa propre chaîne Telegram (compte public auquel l’on peut s’abonner) son cofondateur Pavel Dourov. «Je vous remercie, utilisateurs russes de Telegram, pour votre soutien et votre fidélité. Merci, Apple, Google, Amazon, Microsoft – de ne pas avoir pris part à la censure politique», a-t-il affirmé.

«Pour soutenir les libertés sur Internet en Russie et ailleurs, j’ai commencé à offrir des bitcoins aux particuliers et aux entreprises qui utilisent des proxies (…) et des VPN. Je suis heureux de donner des millions de dollars cette année à cette cause, et j’espère que d’autres personnes suivront. J’appelle ça la résistance numérique – un mouvement décentralisé qui défend les libertés numériques et le progrès à l’échelle mondiale», a-t-il annoncé. Fondée en 2013 par les frères Pavel et Nikolaï Dourov, créateurs auparavant du réseau social VKontakte, Telegram a profité, grâce à la sécurité qu’elle offre a ses utilisateurs, des débats de ces dernières années sur la protection de la vie privée lors de l’utilisation des nouvelles technologies.

Telegram compte aujourd’hui 200 millions d’utilisateurs dans le monde, dont 7% en Russie selon Pavel Dourov.

Facebook: «class action» recevable contre son système de reconnaissance faciale

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Un juge américain a déclaré lundi recevable la demande de plainte en nom collectif («class action») contre Facebook sur des accusations de collecte illégale de données privées d’utilisateurs liées à outil de reconnaissance faciale.

Le litige concerne une fonctionnalité lancée par Facebook en 2010, et suggérant des noms d’utilisateurs à identifier sur les photos qui ont été publiées sur le réseau. Un outil permet ensuite d’identifier automatiquement les personnes figurant sur les photos publiées sur son réseau. Le juge de San Francisco James Donato, avait déjà rejeté en 2016 un recours de Facebook contre cette plainte d’utilisateurs de l’Illinois. Cette fois, M. Donato a accepté de plus de qualifier désormais la plainte en «class-action».

Les allégations des plaignants sont «suffisamment homogènes pour permettre une juste et efficace résolution sur une base collective», a écrit le juge. La «class-action» concerne «les utilisateurs de Facebook situés dans l’Illinois pour lesquels Facebook a créé et conservé (des profils types répertoriant les caractères géométriques de leurs visages) après le 7 juin 2011», est-il précisé. La justice a néanmoins refusé que la plainte collective concerne tous les usagers de cet état apparaissant dans une photo sur Facebook.

La fonctionalité contestée repose sur un programme de reconnaissance faciale qui scanne les photos du réseau où des personnes sont déjà identifiées, afin de constituer des sortes de profils répertoriant des caractères géométriques du visage propres à chaque individu. Ces profils sont ensuite comparés aux nouveaux clichés mis en ligne pour proposer des identifications.

Pour les plaignants, cela se fait à l’insu des utilisateurs. «Nous sommes en train d’examiner la décision. Nous continuons à penser que l’affaire est sans fondement et nous nous défendrons vigoureusement», a indiqué une porte-parole de Facebook. L’outil de reconnaissance faciale de Facebook avait déjà suscité des craintes quant au respect de la vie privée des utilisateurs en Europe, à la suite desquelles le groupe en avait suspendu l’utilisation en 2012.

Le groupe est par ailleurs embourbé depuis mi-mars dans un scandale retentissant lié à la fuite de données personnelles de dizaines de millions d’utilisateurs à leur insu vers la firme britannique Cambridge Analytica.

GOD OF WAR : des offres collectors Micromania qui vont vous retourner la tête !

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Vous n’êtes pas sans savoir que les tests de GOD OF WAR sont tombés la semaine dernière, et la critique est unanime : le retour de Kratos sur PS4 est fracassant, au point que certains médias sont déjà convaincus qu’il s’agit du jeu de l’année. Comme pour chaque hit, Micromania propose plusieurs éditions collectors avec, pour chacune, des bonus susceptibles de plaire aux joueurs prêts à en découdre avec les créatures de la mythologie nordique.

Il y a tout d’abord l’édition standard (69,99€) pour les petits budgets. Arrive ensuite l’édition limitée (79,99€) à l’intérieur de laquelle se trouvent le jeu, un boîtier SteelBook, un artbook « Dark Horse », un thème dynamique PS4, ainsi que du contenu in-game (armure). Ce n’est pas tout, car pour 149,99€, vous pouvez vous offrir la grosse édition collector. Cette dernière contient le jeu, un boîtier SteelBook collector, une figurine de 23 cm à l’effigie de Kratos et d’Atreus, une carte en tissu, une lithographie exclusive, 2 mini sculptures de 5 cm des frères Huldra, ainsi que du contenu numérique (artbook Dark Horse, comics Dark Horse, armure, thème dynamique PS4). A noter que chacune de ces éditions collector est accompagnée d’un DLC contenant des boucliers ainsi un talisman. Autant vous dire que ces bonus vous seront d’une aide précieuse puisqu’ils boosteront les capacités défensives d’Atreus et de Kratos. Indispensable face aux ennemis coriaces.

Notons qu’en bonus de précommande, la figurine Totaku à l’effigie de Kratos est offerte. Enfin, n’oublions pas le pack contenant une PS4 PRO collector. Proposé au prix de 399,99€, il comprend également GOD OF WAR. Bref, vous n’avez aucune raison de ne pas craquer !

Galaxy S10 : caméra 3D, capteur d’empreintes sous l’écran, la fiche technique se précise

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Le Galaxy S10 bénéficierait d’une caméra 3D et d’un capteur d’empreintes sous l’écran selon TheBell, un média Sud-Coréen qui donne quelques indications sur la fiche technique du flagship. Ces composants nous laissent entrevoir de nouvelles fonctionnalités intéressantes pour le futur smartphone de Samsung. Cependant, il faudra se contenter d’un design semble-t-il identique à celui des Galaxy S8 et S9 puisqu’on y retrouverait un écran borderless Infinity Display.

D’après TheBell, les ingénieurs de Samsung viennent de finaliser une partie de leurs travaux autour du Galaxy S10. Le flagship n’est pas attendu avant 2019, pourtant la firme travaille d’arrache-pied sur celui-ci à en croire les informations transmises par nos confrères. Le smartphone bénéficierait d’un écran Infinity Display similaire aux deux précédents smartphones de la gamme : les Galaxy S8 et S9. Cependant, l’écran des Galaxy S10 et S10+ serait un peu plus grand, 5,8 pouces et 6,3 pouces respectivement.

Galaxy S10 : la fiche technique se précise, capteur d’empreintes sous l’écran et caméra 3D sont prévus

Quelques détails attirent l’attention, un capteur d’empreintes sous l’écran serait prévu et donc le scanner présent sur la partie dorsale disparaîtrait totalement. Samsung souhaite également offrir une alternative pour déverrouiller efficacement le smartphone à travers un dispositif de reconnaissance faciale basé sur une caméra 3D. Une approche similaire à Face ID sur l’iPhone X avec la caméra TrueDepth. Nous pouvons également imaginer que le constructeur s’appuie sur son nouveau dispositif pour améliorer ses emojis 3D que nous avons découverts sur les Galaxy S9.

Il est également possible qu’à l’instar de Huawei avec son Kirin 970, Samsung mette l’accent sur l’intelligence artificielle pour son futur Galaxy S10. Notamment au niveau de la photo avec la reconnaissance de scènes ou bien en apprenant des habitudes de l’utilisateur pour optimiser le multitâche ainsi que l’autonomie. Nous sommes encore loin de son annonce et les aficionados attendent avec une certaine impatience le Galaxy Note 9 dont la sortie est prévue en fin d’année 2018. Les pincettes sont bien évidemment de rigueur en attendant de nouvelles informations. Dites-nous dans les commentaires ce que vous souhaiteriez comme nouvelles fonctionnalités sur le futur Galaxy S10 ?

 

En plein scandale Cambridge Analytica, Facebook pointe du doigt ses concurrents

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Le réseau social s’est de nouveau expliqué sur son modèle économique lundi soir, tout en signalant que Google, Twitter et Amazon avaient des pratiques similaires aux siennes.

N’allez pas dire à Facebook qu’il est le seul mauvais acteur du Web. Le réseau social a publié lundi soir un nouveau communiqué sur ses pratiques en ligne. Ce dernier se concentre plus particulièrement sur la collecte d’informations en dehors du réseau social. Intitulé «Quelles données collecte Facebook quand je n’utilise pas Facebook, et pourquoi?», il détaille ses différents outils utilisés pour suivre les habitudes des internautes en ligne, y compris ceux qui ne disposent pas de comptes. Néanmoins, dans un paragraphe, Facebook insiste qu’il n’est pas le seul à faire ce genre de choses.

«De nombreuses entreprises proposent ce genre de services et, comme Facebook, elles récupèrent des informations d’applications ou de sites qui les utilisent», écrit le réseau social. «Twitter, Pinterest et LinkedIn ont des outils similaires aux boutons j’aime ou partager, qui permettent aux gens de publier des choses sur leurs plateformes. Google dispose d’un service d’analyse très populaire. Et Amazon, Google et Twitter proposent des outils d’identification. Ces entreprises, et bien d’autres, disposent de régies publicitaires. D’ailleurs, la plupart des sites et des applications mobile envoient vos informations à plusieurs entreprises à chaque fois que vous les consultez.»

Facebook mentionne aussi le cas de YouTube, la plateforme de vidéos de Google, en parlant de son utilisation de cookies [un programme qui permet à un service de reconnaître un internaute, NDLR], qui lui permet de récupérer les adresses IP et des informations sur le navigateur Internet de personnes naviguant sur d’autres sites. «Quand vous regardez une vidéo YouTube sur un site qui n’est pas YouTube, votre navigateur envoie une requête à YouTube.»

Des modèles économiques similaires

Depuis le début de l’affaire Cambridge Analytica, la plupart des géants du Web sont restés très discrets. Pour cause: leur modèle économique repose, pour la majorité, sur la publicité et des outils de ciblages similaires à ceux de Facebook. Les PDG de Twitter et de Google, Jack Dorsey et Sundar Pichai, devaient d’ailleurs témoigner aux côtés de Mark Zuckerberg devant le Congrès américain, la semaine dernière. Néanmoins, les dirigeants ont finalement échappé à une convocation formelle. On leur a simplement demandé de répondre à des questions par écrit. Leurs réponses doivent être transmises au comité du Sénat en charge de la justice avant le 25 avril.

Exception notable: Tim Cook, PDG d’Apple, s’en est pris à deux reprises à Mark Zuckerberg et son entreprise. «Nous pourrions nous faire beaucoup d’argent si nous monétisions nos clients, s’ils étaient notre produit. Mais nous avons choisi une autre voie», avait expliqué le dirigeant, lors d’une interview accordée à la chaîne télévisée MSNBC et au site Recode. Mark Zuckerberg avait répondu qu’il trouvait ces critiques «ridicules». «Si l’on veut construire un service qui n’est pas seulement utilisé par les riches, il faut le rendre abordable», avait-il ajouté. Mark Zuckerberg avait d’ailleurs prévu d’évoquer Apple lors de ses entretiens devant le Congrès américain. Il n’a finalement pas été interrogé sur le sujet.

Même si Facebook n’est effectivement pas la seule entreprise à faire de la publicité en ligne, il n’empêche que le réseau social manque toujours de clarté dans certaines de ses pratiques. Interrogé sur l’existence de «profils de l’ombre» («shadow profiles»), des données récoltées sur des internautes qui n’ont pas de comptes Facebook, Mark Zuckerberg était resté très vague. Le communiqué publié lundi soir ne donne pas davantage d’informations. «Quand vous visitez un site ou une application qui utilise nos services, nous recevons des informations même si vous n’avez pas de compte Facebook», admet simplement l’entreprise.

Imposer une vidéo YouTube sur le site des impôts : le choix discutable de Bercy

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Le site des impôts affiche depuis quelques jours une vidéo dont la lecture est obligatoire pour expliquer le prélèvement à la source. Le ministère a choisi d’héberger le clip sur YouTube. Une décision qui pose question.

L’intention était sans doute louable. Depuis quelques jours, le site impots.gouv.fr a ouvert ses portes, afin de permettre à chacun de déclarer ses impôts en ligne. Mais avant cela, les contribuables sont invités – plutôt forcés – à regarder une vidéo d’explication sur le prélèvement à la source. Problème: Bercy a choisi d’héberger cette dernière sur YouTube.

Ce n’est pas la première fois que le gouvernement a recours à la plateforme de vidéos de Google pour héberger des contenus sur ses différents sites officiels. Néanmoins, ce choix pose question. Le visionnage de la vidéo est obligatoire pour accéder au site des impôts. Or, lorsqu’on la regarde, YouTube dépose automatiquement des «cookies», ces logiciels qui observent les comportements en ligne, chez les internautes. Dans le cas de Google, il s’agit de programmes comme ceux de sa régie publicitaire DoubleClick ou Google Adwords.

Impossible d’échapper à ces cookies, puisque la vidéo doit être obligatoirement regardée pour accéder normalement au site. Ces programmes peuvent être utilisés pour faire de la mesure d’audience: combien de personnes ont visualisé cette vidéo? Pour combien de temps? Plus en détails, le cookie DoubleClick récolte par exemple l’adresse IP, le type de navigateur, la date et l’heure de la consultation de la page. Si une personne regarde le clip en étant connecté à son compte Google, le moteur de recherche peut par ailleurs associer ces informations à un profil publicitaire, déjà bien garni de données récoltées un peu partout en ligne.

Comme l’explique le site NextInpact, la Direction Générales des Finances Publiques (DGFiP) aurait pu utiliser le mode «Confidentialité avancée» de YouTube. En effet, ce dernier n’enregistre aucune information personnelle tant que la vidéo n’est pas lancée. La DGFiP n’a pas activé cette option. Son utilisation aurait eu de toutes façons peu d’impact, puisque la lecture de la vidéo est obligatoire. Bercy aurait également pu favoriser un acteur français, comme Dailymotion ou le site alternatif PeerTube qui ne récolte pas de données.

Bercy répond aux critiques

Devant les nombreuses critiques, l’administration a répondu dans un premier temps sur Twitter. Selon elle, l’importance de la réforme justifiait ce choix et la vidéo pointée du doigt est temporaire.

Dans un communiqué publié en fin d’après-midi, la DGFiP a ensuite expliqué avoir choisi YouTube pour son caractère «populaire». «Les sites gouvernementaux (dont impots.gouv fait partie) utilisent les cookies à des fins de mesures d’audience uniquement», a écrit Bercy. «L’utilisation de ces cookies n’implique strictement aucune transmission d’informations fiscales personnelles». La décision du ministère reste néanmoins étonnante, en plein scandale Cambridge Analytica, et à quelques semaines de la mise en application du RGPD, le règlement européen de protection des données. Ce dernier doit justement renforcer la notion de consentement de l’internaute dans l’exploitation de ses données en ligne.

Protection des données: Facebook fait la publicité d’une réglementation européenne

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Facebook, embourbé dans un scandale de détournement de données personnelles, a fait lundi la promotion d’une nouvelle réglementation européenne sur la protection des données en se payant une page de publicité dans plusieurs journaux européens.

«De nouvelles règles européennes pour une meilleure protection de vos données», peut-on lire dans plusieurs journaux allemands et belges. Facebook fait référence à un règlement européen sur le sujet, qui entre en vigueur le 25 mai prochain et impose un consentement explicite pour l’utilisation des données personnelles.

Le texte prévoit aussi des sanctions très sévères pour les contrevenants et étend aux sous-traitants une large partie des obligations imposées aux entreprises recueillant directement les données. «Cette réglementation contraint toutes les entreprises qui utilisent des données personnelles à garantir plus de protection. Facebook fait partie de ces entreprises», écrit le groupe américain. En Allemagne, la publicité est parue dans plusieurs grands quotidiens nationaux, dont Bild, Frankfurter Allgemeine Zeintung, Die Welt, et Süddeutsche Zeitung. En Belgique, elle est visible dans des quotidiens flamands (De Standaard et De Morgen) et francophones (La Libre Belgique et Le Soir). Elle avait été publiée dimanche dans le JDD en France.

Facebook prévient que le réseau social proposera prochainement à ses inscrits de revoir les conditions d’utilisation de leurs données. «Tu auras aussi la possibilité d’accéder à tout moment à tes données, de les télécharger ou de les supprimer», ajoute Facebook. Le réseau social est dans la tourmente depuis des révélations sur la collecte de données personnelles de près de 90 millions de ses utilisateurs par la société britannique Cambridge Analytica. Interrogé par le Congrès américain, le PDG de Facebook, Mark Zuckerberg, a considéré comme satisfaisante la nouvelle réglementation européenne. Facebook s’est engagé à «mettre en œuvre les contrôles et le consentement affirmatif, ainsi que les contrôles spéciaux sur les types de technologies sensibles comme la reconnaissance faciale», a-t-il assuré. La commissaire européenne à la Justice et à la Protection des consommateurs avait d’ailleurs jugé la semaine dernière que l’affaire Cambridge Analytica était une excellente publicité pour la nouvelle réglementation européenne.

«Merci M. Zuckerberg», a lancé Vera Jourova. «Je cherchais comment faire campagne pour notre règlement sur la protection des données. Voilà, c’est fait.» Fin mars, Facebook s’était déjà offert une pleine page de publicité dans la presse britannique et américaine pour présenter les «regrets» de Mark Zuckerberg après le scandale.

Le site de la Française des jeux victime d’une faille de sécurité

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Le site et les applications de la FJD et de Parionssport étaient indisponibles tout le week-end. En cause, un bug d’affichage perturbant les paris et les prises de jeux.

Il était impossible ce week-end de parier sur les sites de la Française des jeux sur le match PSG – Monaco qui se déroulait dimanche soir. Depuis samedi matin, le site fdj.fr, ainsi que celui de Parions Sports, sa marque dédiée aux paris sportifs, est inaccessible. En cause, une faille de sécurité affectant les plateformes. Plusieurs joueurs ont expliqué avoir eu accès aux données d’autres personnes en se connectant sur leur compte. Parmi ces informations, des noms et des prénoms, des adresses postales, des mails ou des numéros de téléphone. L’incident s’est déclaré vendredi soir. Les sites et applications étaient toujours inaccessibles lundi midi.

Un manque à gagner de plusieurs millions d’euros

Contactée par le Figaro, la Française des jeux a confirmé des «incohérences d’affichage» sur ses sites. Leurs activités sont suspendues depuis samedi matin. Elles devraient être rétablies dans la journée. «Ce n’est pas une action malveillante due à des hackers mais un incident technique interne qui s’est traduit par une mauvaise synchronisation de pages», a précisé l’entreprise. Elle assure également qu’aucune donnée de paiement n’a été compromise. Cela concerne les coordonnées bancaires ou les crédits sur les comptes des joueurs, qui n’ont pas été dépensés de manière frauduleuse. Ce genre de failles reste néanmoins problématique. Des données personnelles, comme le nom d’une personne, son mail ou son numéro de téléphone, peuvent être utilisées dans le cadre de campagne d’usurpation d’identité en ligne ou d’hameçonnage par mail. Selon la loi française, les entreprises doivent prendre toutes les précautions nécessaires «au regard de la nature des données et des risques présentés par le traitement, pour préserver la sécurité des données», notamment lorsqu’elles sont sensibles et touchent à l’identité des personnes.

Cet incident s’est produit lors d’un week-end important pour la FDJ. Vendredi soir avait lieu le tirage de la supercagnotte du Loto pour le vendredi 13, à 13 millions d’euros. Les paris pouvaient être placés jusqu’à 20h. D’après la FDJ, l’incident s’est déclaré vers 20h30. Un autre tirage du Loto, de 14 millions d’euros, était prévu samedi. Enfin, dimanche avait lieu le match de ligue 1 de foot entre le PDG et Monaco, qui a sacré le club parisien champion de France. Là encore, les joueurs n’ont pas pu parier en ligne sur cette rencontre ce week-end. Le site et l’application de la FDJ ont une audience de 7,5 millions de visiteurs uniques par mois, d’après des chiffres de Médiamétrie datant du mois de janvier. Les activités en ligne représentent à peu près 10% du chiffre d’affaires total de l’entreprise, qui s’est élevé à 15,1 milliards d’euros en 2017.

«Nous sommes en train d’évaluer le manque à gagner suite à cette suspension», a précisé la FDJ. D’après plusieurs experts contactés par le Figaro, il serait de quelques millions d’euros, notamment à cause des paris sportifs manqués lors de ce week-end de Ligue 1.

Le calcul d’Apple pour pouvoir dire qu’il fonctionne à 100% aux énergies vertes

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La firme de Cupertino assure que ses installations dans le monde entier fonctionnent à 100% grâce aux énergies renouvelables.

La société Apple est-elle vraiment 100% verte? Dans un communiqué, elle annonçait en début de semaine fonctionner entièrement avec des énergies renouvelables. Selon ses termes, elle n’utilise que de l’énergie propre dans ses magasins, ses bureaux, ses data centers et ses installations dans 43 pays. «Après des années de travail acharné, nous sommes fiers d’avoir atteint cette étape importante» s’est félicité Tim Cook, le PDG de la firme.

Apple affiche depuis longtemps sa volonté écologiste et un objectif de 4 gigawatts d’énergie verte produite en 2020. La société détient 25 centrales solaires et éoliennes partout dans le monde. Elle totalise 626 mégawatts de production et 15 projets supplémentaires sont en cours de construction. Cependant, ces sources d’énergie n’alimentent pas directement les infrastructures de la marque. Pour arriver à cette affirmation de «100% renouvelable», la société se livre donc à un petit calcul. Apple réalise en fait la somme de ses incidences sur l’environnement. Les impacts négatifs seraient, selon elle, annulés par ceux positifs. La société dit compenser l’énergie utilisée pour son activité par des investissements dans des infrastructures de production d’énergie propre. Le calcul est simple mais le résultat mis en avant par la marque omet un détail qui a son importance.

En effet, Apple consomme l’énergie électrique des lieux où sont établies ses infrastructures. Or, cette électricité n’est pas nécessairement verte. Dans un câble électrique, les électrons sont tous les mêmes, qu’ils soient produits de manière renouvelable ou pas. Avec ses centrales qui produisent de l’énergie propre partout dans le monde (qu’elle revend), la firme de Cupertino dit contrebalancer sa consommation d’énergie polluante. L’énergie qu’Apple achète et utilise produit des déchets, nocifs pour l’environnement, qui eux sont bien réels et non-compensés.

«100% d’énergie renouvelable» ne signifie pas une empreinte carbone nulle

Apple conserve une empreinte carbone, cette quantité de CO2 (en tonnes) émise dans l’environnement par une entité pour son activité. En l’occurrence, en utilisant de l’énergie non-renouvelable, l’entreprise fait indirectement tourner des centrales à charbon et des centrales nucléaires par exemple, qui produisent des déchets. Son empreinte carbone, symbole de l’impact sur la planète, n’est donc pas nulle. En 2016, la firme affichait 29,5 millions de tonnes d’émissions de gaz à effet de serre pour 96% d’électricité provenant de sources renouvelables.

De plus, comme l’explique The Verge, Apple fait l’acquisition de Renewable Energy Certificates (REC) auprès de centrales productrices d’énergie verte. Il s’agit d’un système américain qui permet à des entreprises d’acheter des mégawatts heure produits de manière renouvelable. La firme n’utilise pas cette énergie directement mais peut revendre ces «actions vertes». L’objectif affiché par les autorités outre-Atlantique est d’inciter les sociétés à financer ces énergies.

Google a annoncé le même engagement de ne fonctionner qu’avec de l’énergie renouvelable en octobre 2017. Il a déclaré début avril avoir atteint son objectif et même le dépasser. La firme de Mountain View dit produire plus d’énergie verte qu’elle ne consomme d’énergie. Comme pour Apple, il s’agit d’une compensation par l’investissement dans des infrastructures de production propres.

L’organisme qui supervise le Web annonce la mort à venir des mots de passe

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Le consortium international W3C a approuvé un nouveau standard dont le déploiement va permettre d’améliorer la sécurité des usages en ligne.

Le mot de passe appartiendra bientôt au passé et c’est une bonne nouvelle. Le World Wide Web Consortium (W3C), l’organisation qui gère les standards du Web, a annoncé la mise en place d’un nouveau modèle d’authentification. Il concernera notamment l’accès aux banques en ligne, aux réseaux sociaux ou encore aux sites d’e-commerce. L’institution internationale, qui réunit plus de 400 grandes organisations liées au web, prévoit de déployer la connexion par biométrie et périphériques mobiles. Le grand public verra sa mise en place dans les prochains mois et années. Il faut en effet laisser le temps aux développeurs d’adapter les sites à ce nouveau standard. Jugés aisément piratables et peu fiables, les mots de passe devraient, quant à eux, progressivement tirer leur révérence.

Associé au FIDO, un standard d’authentification, le W3C a dû mettre d’accord les représentants de plus de 30 entreprises comme Airbnb, Alibaba, Apple, Google ou encore le français Orange. Il était question de mettre au point un système d’authentification simplifié pour l’utilisateur et qui améliore la sécurité des comptes.

Les utilisateurs auront le choix entre deux modes d’authentification: soit depuis un périphérique externe (smartphone, badge NFC, clé USB, montre connectée), soit directement depuis leur ordinateur par biométrie (reconnaissance d’empreinte, de visage, d’iris ou de la voix). Certaines de nos machines embarquent déjà les équipements nécessaires (lecteur d’empreinte, webcam), ils vont peu à peu se démocratiser. Pour ce qui est de la reconnaissance d’iris, elle nécessite des caméras de bonne qualité et un logiciel particulier, peu communs sur les appareils grand public. Néanmoins, certains smartphones haut de gamme comme le Galaxy S9 en sont déjà pourvus. Une fois lancés par l’utilisateur, ces systèmes enverront une signature numérique au site pour accéder au service. Comme le rapporte 01net, ce standard attendait l’approbation du W3C depuis 2015.

L’organisation annonce avoir déjà convaincu de nombreux acteurs du numérique comme les navigateurs Chrome, Edge, Mozilla et Opéra ainsi que des plateformes à l’instar de Facebook, ebay ou Google. Facebook et Google justement se sont déjà équipés de ce mode d’authentification en complément du mot de passe. Les entreprises vont peu à peu déployer le standard FIDO2, par le biais de l’API WebAuthn (une interface logicielle) récemment mise à disposition des développeurs.

Les mots de passe, «maillon faible» de la sécurité en ligne

«Alors qu’il y a de nombreux problèmes de sécurité en ligne et que l’on ne peut tous les résoudre, l’usage des mots de passe est l’un des maillons les plus faibles», explique Jeff Jaffe, dirigeant du consortium. En effet, de nombreux internautes ne respectent pas les règles de création de mots de passe les plus élémentaires ou se font piéger par des hackers.

L’organisation explique que la sécurité en sera donc renforcée. Le standard FIDO2 serait la solution contre le phishing, les attaques de l’homme du milieu (interceptions de communications) et les usurpations d’identité. Le phishing, par exemple, est un hameçonnage de l’internaute invité par un e-mail spam à donner des informations un site web frauduleux imitant parfaitement un site de confiance. Avec WebAuthn, il sera difficile à exécuter car le nom de domaine du service est lié au système d’authentification par cryptage. En somme, si un pirate essaie de récupérer des données via un faux site, le système ne transmettra pas la signature numérique de l’internaute. Aujourd’hui, les données d’identification comme le mot de passe transitent jusqu’au site web. S’il s’agit d’un faux, le pirate peut donc les récupérer. Si certains regretteront la nécessité d’avoir un périphérique sur soi ou de devoir faire une manipulation pour accéder à un service en ligne, le gain de sécurité sera une réelle plus-value selon le W3C.

Avec la Megadrive Mini, Sega surfe sur le succès des consoles rétro de poche

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La société japonaise a annoncé une réédition de sa célèbre console des années 1990, marchant dans les pas de Nintendo et de sa Super Nintendo Mini. Mais les versions mini des consoles Sega n’ont rien de nouveau.

Sega ne pouvait pas laisser passer le trentième anniversaire de sa console la plus célèbre sans marquer le coup. La société japonaise a annoncé ce week-end qu’il travaillait sur une réédition de poche de sa Megadrive, qui avait fait les belles heures des adolescents au début des années 1990. La Megadrive Mini devrait sortir dans le courant de l’année. On ignore encore son prix et les jeux qui seront présents dans la machine. Pourra-t-on jouer avec des cartouches d’époque? Ou brancher des manettes d’origine? Beaucoup de questions restent encore sans réponse. Mais il est évident que Sega souhaite surfer sur le succès de son ancien rival, Nintendo.

L’autre grande société japonaise de jeux vidéo a en effet créé la surprise à la rentrée 2016 en sortant une version de poche de sa toute première console, la NES. L’objet s’est arraché un peu partout dans le monde (2 millions d’exemplaires vendus), devenant l’un des cadeaux de Noël les plus recherchés. Un an plus tard, Nintendo a réitéré l’expérience avec la Super Nintendo Mini. Là encore, les ventes ont été stratosphériques (4 millions d’unités au 31 janvier). L’appétit des consommateurs pour ces machines nostalgiques adaptées aux téléviseurs d’aujourd’hui a poussé Nintendo à pérenniser ces rééditions, qui devaient à l’origine avoir un tirage limité. «Nous les voyons comme un moyen de toucher ceux qui n’ont pas joué aux jeux vidéo depuis longtemps, et qui pourraient par la suite nourrir un intérêt pour notre Nintendo Switch», la dernière console de la société, affirme son PDG Tatsumi Kimishima.

Un prestataire à la réputation peu flatteuse

Il n’est guère surprenant que Sega veuille aussi sa part du gâteau. Mais son annonce paraît d’autant plus opportuniste que de nombreuses rééditions de la Megadrive ont fleuri dans le commerce au cours de la décennie passée. Le rythme s’est accéléré depuis 2014, avec une nouvelle machine tous les ans. La toute dernière date de janvier! Logos d’époque, design identique, présence de jeux Sega… ces machines officielles, comme la Mega Drive Flashback, n’ont toutefois pas été conçues et commercialisées directement par la société japonaise, mais par l’entreprise sino-américaine AtGames. Sa réputation est globalement mauvaise. Qualité de fabrication bas de gamme, manettes imprécises, catalogue de jeux peu séduisant… Surtout, l’émulation des jeux est décevante, avec de gros ralentissements sur des titres comme Sonic et des bugs absents des jeux originaux.

On aurait pu penser que Sega s’occuperait donc lui-même de la conception de la Megadrive Mini. Mais la société a décidé de confier à nouveau ce chantier à AtGames, créant beaucoup de déception sur les réseaux sociaux. Sega pourrait toutefois convaincre d’autres éditeurs de mettre leurs plus grands succès de l’époque (Mickey Castle of Illusion, Aladdin, Shining Force, Earthworm Jim…) sur la Megadrive Mini, et veiller scrupuleusement à la qualité du produit final.

La société japonaise part toutefois avec plusieurs handicaps. La réputation d’AtGames risque de faire fuir les joueurs avisés. Surtout, Sega a démultiplié durant plus de 15 ans les compilations des jeux vidéo de son âge d’or sur toutes les consoles existantes (la Switch sera servie cette année), ainsi que sur mobile et PC. La Megadrive Mini comble un vide en réalité inexistant, tant il est facile de rejouer aux titres Sega de cette époque. Le succès de la NES puis Super Nintendo Mini s’explique a contrario par la difficulté d’accès aux jeux Nintendo d’antan. Certes, la société permet depuis une dizaine d’années de télécharger ses anciens succès. Mais cela ne peut se faire que sur les consoles Nintendo (exit les PC, mobile et machines concurrentes), et à un tarif souvent dissuasif, oscillant entre 5 et 10 euros pièce. La NES et Super Nintendo Mini, aux finitions techniques impeccables, sont donc apparues comme d’heureuses surprises.

Scandale Facebook: comme un parfum de revanche pour la Vieille Europe

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«Merci M. Zuckerberg»: l’hommage malicieux lancé cette semaine au patron de Facebook illustre une satisfaction non dissimulée à Bruxelles face à la tournure des débats aux Etats-Unis, où les tentatives européennes de dompter l’industrie numérique semblent désormais faire des émules.

La protection des données personnelles à la façon européenne a souvent été perçue outre-Atlantique comme un frein rétrograde, voire protectionniste, à l’essor du secteur, tout comme les projets de l’UE de taxer les géants d’internet et les amendes vertigineuses qui ont touché Google ou Apple. Mais le vent a peut-être tourné avec le scandale Cambridge Analytica, du nom de la société qui a exploité à leur insu les données de dizaines de millions d’utilisateurs de Facebook, contraignant Mark Zuckerberg à multiplier les excuses… et à louer le strict modèle européen.

Inconnu des profanes il y a quelques semaines, le Règlement général sur la protection des données (RGPD), qui entrera en vigueur le 25 mai dans l’UE deux ans après son adoption, a ainsi été plusieurs fois cité lors des auditions du patron de Facebook devant les parlementaires américains cette semaine. Ce sont des «étapes positives», a même déclaré M. Zuckerberg au sujet de ces normes qui vont contraindre les entreprises à obtenir le consentement explicite des utilisateurs européens pour l’exploitation de leurs données, avec des sanctions allant jusqu’à 4% du chiffre d’affaires mondial en cas de violation.

«Je cherchais comment faire campagne pour notre règlement sur la protection des données. Voilà, c’est fait», a observé depuis Bruxelles la commissaire européenne à la Justice, Vera Jourova, en lançant un ironique «Merci» au dirigeant du réseau social.

‘Signal d’alarme’

Le patron de Facebook «avait toujours dit le contraire, il disait que ça allait tuer internet», relève la députée européenne Viviane Reding (PPE, droite), initiatrice du RGPD en tant que commissaire européenne en 2012. «Maintenant notre régulation est vue comme un pas positif pour un développement futur de l’internet», se réjouit la Luxembourgeoise, comparant le «signal d’alarme» de Cambridge Analytica aux Etats-Unis à celui qu’avaient représenté dans l’UE les révélations de l’ancien consultant Edward Snowden sur les pratiques du renseignement américain.

Les sénateurs américains qui ont interrogé le patron de Facebook «ont profondément étudié la législation européenne», relève Mme Reding, et ils ont compris «que ce modèle n’est pas destructeur d’internet, mais la base de son développement équilibré». «Des parlementaires américains nous contactent au Parlement européen pour apprendre de notre expérience», constate avec satisfaction l’eurodéputée portugaise Maria Joao Rodrigues (socialiste), rappelant combien le RGPD avait été contesté au départ par certains gouvernements européens.

«La clairvoyance dont l’UE a fait preuve est confirmée» face à ceux qui disaient «qu’il ne fallait pas créer d’obstacles pour l’économie numérique», estime de son côté l’eurodéputé Vert allemand Jan Albrecht, militant chevronné de la protection des données. Les Américains «sont maintenant tenus de mettre en oeuvre les normes européennes dans leurs activités mondiales parce que le marché européen est suffisamment grand pour fixer des standards» internationaux, poursuit-il, appelant les Européens à «en être extrêmement fiers».

‘Discussions pénibles’

Pour Guillermo Beltra, expert au sein du Bureau européen des unions de consommateurs (BEUC), l’UE vise avec le RGPD à «faire en sorte que les développements technologiques s’adaptent aux valeurs de la société, au lieu de devoir adapter les valeurs de la société aux nouvelles technologies».

«Mais il faudra voir si cette bonne loi sur le papier sera efficace dans la pratique», dit-il. Les Européens, s’ils peuvent se féliciter de leur législation en matière de protection des données, ne s’épargneront pas pour autant une remise en cause de certaines pratiques au sein de l’UE, prévient de son côté Viviane Reding. «Des partis politiques ont souscrit à des systèmes similaires à celui de Cambridge Analytica en Europe», note-t-elle, «ce n’est pas seulement pour Trump et le Brexit que ça a été utilisé».

«Il y a des partis politiques qui utilisent des méthodes interdites par la loi, donc il y aura des discussions assez pénibles pour les uns et les autres dans de nombreux pays européens», selon elle.