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Spotify veut régler son problème de royalties

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Au cœur du système de Spotify, on trouve l’obligation de payer aux labels et aux musiciens des royalties, pour la diffusion des musiques sur sa plateforme. Toutefois, son système pourrait être considérablement amélioré par l’acquisition ce jeudi de Loudr, une start-up basée à San Francisco.

Pour un meilleur suivi des royalties

La Start-up Loudr permet selon Spotify « de rendre plus facile pour les créateurs de contenu, les agrégateurs et le services de musique digitaled’identifier, tracer et payer des royalties aux musiciens« . Du côté de Loudr, on se décrit comme « le big data des droits musicaux« . C’est une acquisition intéressante pour Spotify qui a toujours eu des difficultés à faire des paiements adaptés au niveau des royalties. L’entreprise a actuellement un procès pour 1,6 million de dollars en cours avec Wixen Music Publishing rappellent nos confrères d’Engadget.

En 2016, l’entreprise a dû payer 21 millions de royalties en retard. En Mai 2017, l’entreprise avait aussi dû payer 43,5 millions de dollars après une class action. Bref, des frais légaux qui commencent à peser lourd pour l’entreprise.

Le coût des royalties grève Spotify

De façon générale, Spotify a déjà tenté de réduire le problème des royalties. C’est pour cela qu’elle limite actuellement son option de streaming gratuit. C’est aussi dans cet objectif qu’elle avait acheté Mediachain l’an dernier. Cette entreprise utilisait la blockchain pour un meilleur suivi. Reste désormais si cela sera suffisant pour inverser la tendance des royalties. Elles représentent à l’heure actuelle des frais très (trop) élevés pour la plateforme de streaming musical. Il y a quelques jours, on pouvait découvrir une donnée perturbante sur le Journal du Net.

Les royalties que reverse la plateforme par rapport à son chiffre d’affaires sont plus importants que ceux de Netflix. Depuis son lancement, Spotify a reversé 8,5 milliards aux quatre principaux labels. Au moins 1,7 milliard supplémentaire sera reversé dans les prochaines années.

Google va rendre sa messagerie Gmail « intelligente »

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Google prépare une mise à jour majeure de sa messagerie utilisée par un milliard d’utilisateurs. Pour cela, il lui faudra scanner les contenus des messages. 

Une nouvelle version de la messagerie Gmail, restée inchangée  pendant plusieurs années, se prépare. Dans un courriel adressé à des utilisateurs professionnels, auquel  le site spécialisé « The Verge » a eu accès, Google promet un design « rafraîchi sur le web » ainsi que « plusieurs nouvelles fonctionnalités ».

La firme de Mountain View cherche à unifier l’aspect de sa messagerie web et celle de son application mobile. D’après les captures d’écran que « The Verge » a réussi à obtenir, cette nouvelle version s’annonce plus épurée, entièrement blanche, avec à gauche un bouton « Nouveau message » plus visible, et à droite une nouvelle colonne latérale comprenant des icônes pour accéder directement à « Google Agenda » et l’application de prise de notes « Google Keep ».

Des « réponses intelligentes »

La principale nouveauté est la fonctionnalité « réponses intelligentes » (« Smart reply »),  déjà connue des utilisateurs Gmail sur smartphone. Ces réponses automatiques – suggérées par une intelligence artificielle – permettent de répondre à des questions simples comme « Préférez-vous que l’on se rencontre lundi ou mardi ? » ou « Avez-vous déjà pris connaissance du rapport que nous vous avons envoyé ? ».

Plusieurs réponses courtes sont alors proposées. Cela permet de gagner du temps en répondant à un e-mail en seulement trois clics. Cela suppose aussi, inévitablement, que Google scanne l’intégralité du contenu des messages.

Mettre des mails en attente

Autre fonctionnalité attendue, et déjà présente sur mobile : la fonction « snooze ». Elle permet de mettre en attente des e-mails jusqu’à ce que l’on ait besoin de les utiliser. Ils se réaffichent en haut de la boîte de réception le moment venu : le lendemain, la semaine suivante ou lorsque l’on est rentré chez soi.

Le moteur de recherche travaille également sur une nouvelle façon de stocker ses e-mails afin d’y avoir accès hors connexion, et sur un système de regroupement des mails en fonction de leur contenu plus perfectionné. Enfin, Google va proposer trois nouvelles mises en page (« par défaut », « compacte » et « confortable ») selon que l’on souhaite mettre en évidence les pièces jointes ou voir le plus de messages possible.

L’ensemble de ces nouveautés vont rapprocher Gmail d’Inbox, une boîte aux lettres intelligente lancée par Google en 2014 mais qui n’a jusqu’ici pas rencontré un franc succès. Aucune date de lancement officielle n’a encore été dévoilée, mais le programme de test (« Early adopters ») auprès d’une première frange d’utilisateurs devrait durer plusieurs mois.

Facebook reconnait que Cambridge Analytica a aussi “aspiré” les messages privés

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Nouvelles révélations du côté de l’affaire Cambridge Analytica…

C’est un nouveau coup dur pour Facebook qui multiplie les révélations autour de Cambridge Analytica. Alors que la société a eu accès aux données personnelles de 87 millions d’utilisateurs, données qui ont pu influencer les élections américaines, ce sont aussi les messages privés qui ont été touchés. Une révélation faite par Facebook himself qui n’a d’autre stratégie que de reconnaître ses erreurs : Mark Zuckerberg comparait actuellement face au congrès américain…

Les messages privés ont aussi été “aspirés”

C’est une nouvelle qui provient de Facebook lui-même. Il semblerait qu’une application tierce nommée This is your digital life aurait servi de “malware” en récupérant les messages privés des utilisateurs. Ces messages auraient ensuite été reçus par Cambridge Analytica et exploités. Parmi les 87 millions d’utilisateurs touchés par l’affaire, ce serait 1500 personnes qui auraient vu leurs échanges volés par la société au cœur d’un grand scandale numérique. Et ce n’est pas tout : les news, la timeline, les publications et messages postés par des tiers sur le mur de plusieurs profils Facebook auraient également été récupérés. Du côté de Cambridge Analytica, la société nie en bloc avoir volé de telles données “Jamais l’entreprise n’a eu entre les mains des données pareilles“. Face au révélations de ces dernières semaines, la prudence est de mise face à une structure au cœur du scandale.

Facebook a pris ses dispositions

Face à l’affaire, Facebook se voit dans l’obligation de jouer la transparence. Du côté du réseau social, on a déjà désactivé l’annuaire inversé permettant de trouver un utilisateur avec son numéro et son mail. Un message d’alerte apparaît désormais pour les internautes touchés par le “siphonnage” de Cambridge Analytica tandis que les autres sont invités à une meilleure configuration de leurs profils. Pour finir, Facebook a décidé d’offrir des récompenses allant de 500 à 40000$ pour les utilisateurs signalant la présence d’applications tierces pouvant compromettre les données personnelles.

Face aux ventes décevantes, Apple réduit la production des HomePod

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Le HomePod accuse un trop grand retard sur un marché qui possède son leader installé.

Le marché des enceintes connectées est porteur. Sur ce terrain, c’est Amazon qui mène la danse tandis que le Google Assistant tente de rattraper le numéro un. Mais depuis peu, Apple est rentré dans la course avec son fameux HomePod – dont Siri accompagne, logique, l’expérience de l’utilisateur. Seulement voilà : beaucoup de tests notent un léger retard de la part du modèle de la firme de Cupertino. Résultat ? Apple réduit la progression de l’HomePod face à des ventes décevantes…

Le HomePod en retard sur ses concurrents

C’est Bloomberg, toujours bien renseigné, qui nous apprend qu’Apple a baissé la production de son HomePod face aux ventes décevantes de ce dernier. La firme de Cupertino a même réduit les commandes auprès d’Inventec – qui s’occupe de l’assemblage de l’enceinte connectée. Pourtant, le produit avait profité d’une jolie publicité à ses débuts tandis que les ventes ont commencé à ralentir au fil des semaines. Apple a beau être l’un des leaders sur le marché des smartphones, avec ses iPhone, et des montres connectés, avec ses Apple Watch, le milieu des enceintes connectées est loin d’être conquis.

Trop de défauts pour dépasser les autres enceintes connectées

L’échec du HomePod peut s’expliquer par plusieurs facteurs. Le premier : un retard de la part de Siri – que même son créateur souligne – et une sortie après la période des fêtes. Du côté des fonctionnalités, beaucoup manquent à l’appel et, comme toujours, le prix est un frein non négligeable. Apple joue encore une fois la carte du premium tandis qu’une enceinte connectée d’Amazon, leader du milieu, peut être achetée à partir de 49$. Pour rappel, le HomePod sortira bientôt en France et pourrait potentiellement booster ses ventes. Reste à savoir si les français, qui apprécient plutôt les produits Apple, adopteront cette enceinte connectée. La firme devra en tout cas beaucoup travailler pour rattraper son retard face aux concurrents…

LG va accélérer les mises à jour Android de ses smartphones

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Alors que les aficionados de la firme coréenne attendent le LG G7 – qui devrait proposer une encoche et de grosses caractéristiques techniques – cette dernière a une autre bonne nouvelle pour eux. D’après le constructeur lui-même, un centre va être ouvert pour accélérer le déploiement des mises à jour Android. Et pour cause : chez la plupart des modèles, lors de la publication d’une nouvelle version, il faut attendre plusieurs semaines (voir mois) avant de la voir débarquer. Le coréen rectifie donc le tir…

Les mises à jour seront plus rapides

Car pour qu’un modèle cartonne, il faut également que le système d’exploitation soit à jour, propose les dernières fonctionnalités et sécurités. De ce côté là, LG est un plutôt mauvais élève et compte donc corriger le tir. Car la firme a beau proposer des smartphones performants, cette dernière a beaucoup de mal à rattraper les Apple, Samsung et autres Huawei… C’est donc du côté de Magok-Dong en Corée du Sud qu’un centre sera ouvert pour un déploiement plus rapide des mises à jour. C’est à travers un communiqué que LG s’est expliqué à ce propos.

Ce centre ne sera pas seulement dédié au développement et la proposition de mises à jour régulière du système d’exploitation Android pour les modèles LG. Il sera aussi chargé d’assurer une expérience utilisateur cohérente pour les utilisateurs en peaufinant toujours la stabilité, la compatibilité entre le matériel et le logiciel via les mises à jour. L’alignement du SAV est une priorité chez LG. Des mises à jour de qualité permettront à nos utilisateurs d’avoir des smartphones avec une longue durée de vie.

En attendant, du côté du LG G6, la mise à jour Android Oreo sera bientôt déployé en Corée du Sud – avant d’atteindre les autres pays. Pour rappel, le système d’exploitation a plusieurs mois et a parfois mis du temps à arriver chez certains constructeurs. La firme coréenne n’échappe pas vraiment à la règle. Cette dernière ne gérant seule le côté logiciel et matériel, ce déploiement très lent est tout à fait normal. Une firme comme Apple, maîtrisant les deux, n’a par exemple pas ce problème.

Instagram va proposer un outil pour télécharger ses données et photos

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Ce n’est pas trop tôt. Presque huit années après ses débuts, Instagram va bientôt proposer un outil officiel pour récupérer ses données, photos et vidéos.

La portabilité des données personnelles sera rendue obligatoire en Europe par le nouveau Règlement général sur la protection des données (RGPD). Il s’agit d’une disposition qui doit permettre aux usagers de transférer leurs données de manière parfaitement sécurisée d’un service à un autre, mais aussi de les télécharger. De nos jours, la plupart des principaux services Internet proposent déjà des outils permettant de télécharger une archive de ses données. C’est le cas de Facebook depuis 2010, mais ce n’était pas encore le cas de l’une de ses filiales : Instagram.

Un « oubli » bientôt réparé, comme l’a indiqué un pore-parole d’Instagram à TechCrunch : « Nous développons actuellement un outil de portabilité des données. Bientôt, vous serez à même de télécharger une copie complète de ce que vous avez partagé sur Instagram, ce qui inclut vos photos, vidéos et messages« . Une fonctionnalité qui facilitera l’abandon d’Instagram par les utilisateurs qui voudraient quitter le réseau social photographique, tout en permettant donc à Instagram de se mettre en conformité avec le RGPD.

Cela aura aussi le mérite de rendre plus facilement récupérables les photos postées, ce qui est une demande récurrente des utilisateurs depuis le lancement de l’application, il y a presque 8 ans. Voilà qui devrait rendre obsolètes des applications tierces telles qu’InstaPort, qui permettent de récupérer ses photos, mais auxquelles il est toujours délicat d’accorder sa confiance.

Gmail va bientôt changer de design : voici les principaux changements à venir sur la nouvelle version web

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Google compte bientôt modifier le design et apporter de nouvelles fonctionnalités à la version web de Gmail. Si l’on ne sait pas encore exactement quand ce changement de design aura lieu, les premières fuites permettent déjà de savoir quelle direction compte prendre l’entreprise américaine.

Hier, le site The Verge rapportait que Google comptait modifier de façon importante le design de Gmail. Il y a quelques heures encore, les détails étaient encore ténus : tout juste savait-on que l’interface allait changer et que des fonctionnalités de réponses automatiques – comme sur l’application mobile – allaient faire leur apparition. Mais ça, c’était avant que le site Android Authority mette la main sur une version de travail de cette nouvelle interface, captures d’écran à l’appui.

Nouveau design…

Que nous réserve cette refonte. Premier changement majeur : le design. Google va abandonner le design rectangulaire du Gmail actuel pour passer sur Material Design : grands aplats blancs ou de nuance de gris, menu hamburger et icônes plus visibles (et lisibles ?) font leur apparition dans l’interface. Gmail ne va toutefois pas modifier sa structure générale : on retrouvera sur la colonne de droite avec les menus et les raccourcis, les grands blocs centraux avec les mails et le texte et une barre de recherche bien visible dans la partie supérieure. Notez également les réponses automatiques aux emails qui sont visibles en bas.

… Et nouveaux raccourcis

Deux petites fonctionnalités font leur apparition au sein de cette interface. La première est la fonction de « snooze » d’un ou de plusieurs emails. Une façon de mettre de côté des emails et les réponses qui arriveront ensuite pour se pencher sur d’autres sujets plus importants en attendant. Une fonctionnalité qui existe déjà au sein de l’application Inbox de Google.

La seconde modification importante est l’arrivée d’une colonne latérale, sur la droite, comprenant des plug-ins permettant d’accéder à des services de Google, comme Agenda ou Task. Concrètement, il sera possible d’accéder en un clic à Google Agenda depuis Gmail ou de compléter des notes virtuelles avec Task. Bien vu.

Trois façons d’afficher ses listes d’emails

Dernier point relevé par Android Authority, Gmail permettra d’afficher la liste des emails reçus de trois façons différentes. La première par défaut affichera dans la liste des emails le type de pièce jointe attachée. La seconde, « confortable » sera plus ou moins identique à celle que l’on a sur Gmail aujourd’hui. Enfin la dernière, « compacte », donnera moins d’espace entre chaque mail.

Notez pour finir qu’il s’agit d’une version « Dogfood » de la nouvelle version de Gmail. Il s’agit donc d’une version destinée à être testée en interne chez Google, ce qui signifie que des changements auront peut-être lieu d’ici la sortie officielle de cette refonte. Sortie dont on ne connaît pas encore la date. Mais à quelques semaines de la Google I/O, prévue pour le 8 mai, notre petit doigt nous dit qu’elle ne devrait plus tarder à être officiellement annoncée.

Vélos partagés, bus, trains: Uber accélère sa diversification

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Transports en commun, location de voitures, vélos électriques partagés: Uber a dévoilé mercredi de nouveaux services dans le but de s’imposer dans les modes de transport du futur et de séduire les populations urbaines.

«De plus en plus, Uber ne sera plus seulement destiné à réserver une voiture, mais ce sera se déplacer d’un point A vers un point B avec le meilleur moyen (de transport) possible», a déclaré le PDG Dara Khosrowshahi, en visite au site flambant neuf du service de réservation de voitures sans chauffeur dans la capitale fédérale Washington.

L’application Uber va commencer à proposer de nouveaux services à ses utilisateurs comme des stations de vélos électriques mis à disposition par la startup Jump Bikes rachetée en début de mois par Uber. Ce service ne sera disponible dans un premier temps qu’à Washington et San Francisco. Uber s’est allié également avec la société de covoiturage et d’autopartage Getaround pour proposer un service de location de voitures entre particuliers. Cette fonctionnalité, baptisée «Uber rent», sera disponible dès la fin du mois à San Francisco avant d’être étendue dans d’autres villes. Il sera ainsi possible de se servir de l’application Uber «si vous avez besoin d’une voiture et voulez vous-même conduire, ou si vous n’avez besoin d’une voiture que pour une heure, une journée etc», a vanté Dara Khosrowshahi.

La société, qui essaie de redorer son image après de nombreux scandales ayant conduit au départ de son patron fondateur Travis Kalachnick, ambitionne également de devenir un acteur majeur dans les transports en commun. Elle va permettre à ses utilisateurs de régler, via l’application, leurs trajets en bus et en train grâce à un partenariat avec la startup Masabi, spécialisée dans les billets électroniques. Cette dernière a noué des alliances avec des gestionnaires des systèmes de transport en commun des villes américaines de New York, Boston, Los Angeles et Las Vegas, et avec des opérateurs en Europe.

Ces initiatives font partie de la stratégie d’Uber de se diversifier dans les modes de transport et de devenir un acteur majeur dans le futur de la mobilité au moment où des grandes villes à travers le monde envisagent de limiter l’usage de la voiture. Le service de réservation de voitures avec chauffeur ne cache pas non plus vouloir séduire les «Millenials» (17-35 ans), qui sont friands de l’économie partagée.

«Avoir à disposition une grande variété de modes de transport facilite progressivement le fait de vivre sans voiture», argumente Dara Khosrowshahi. «C’est pourquoi nous voulons fournir des alternatives à des voitures particulières en offrant plusieurs moyens de transport sur notre application». Uber n’a toutefois pas dévoilé le coût de ces nouveaux services pour ses utilisateurs.

Mark Zuckerberg défend bec et ongles le modèle économique de Facebook

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Mark Zuckerberg a de nouveau défendu mercredi devant les parlementaires américains le modèle économique de Facebook, malgré les cas avérés de manipulation et de détournement de données personnelles des utilisateurs, tout en affirmant qu’il n’était pas hostile à une régulation de l’internet, l’estimant «inévitable».

«L’internet grandit en importance autour du monde dans la vie des gens et je pense qu’il est inévitable qu’il y ait une certaine régulation», a-t-il dit, tout en affirmant que celle-ci devait être «étudiée attentivement». Auparavant, il avait assuré aux membres d’une commission de la Chambre des représentants que les utilisateurs étaient responsables des contenus qu’ils postaient.

«Chaque fois que quelqu’un choisit de partager quelque chose sur Facebook, il le fait en allant sur le service et en choisissant de partager une photo ou écrire un message. A chaque fois, il y a un contrôle», a-t-il assuré. Le jeune PDG, qui a déjà passé cinq heures la veille à répondre aux questions des sénateurs, a toutefois admis avoir échoué à suffisamment protéger la vie privée des utilisateurs, annonçant des mesures de contrôle supplémentaires.

M. Zuckerberg n’en finit plus de s’excuser depuis la révélation du scandale Cambridge Analytica mi-mars, qui a nui fortement à l’image du groupe et fait baisser son titre en Bourse. Selon Facebook, les données de quelque 87 millions d’utilisateurs –y compris les siennes, a admis M. Zuckerberg,– se sont retrouvées entre les mains de la société d’analyse de données avant que Facebook commence à instaurer des restrictions en 2014. La firme britannique a ensuite travaillé pour la campagne du candidat républicain à la présidentielle américaine de 2016, Donald Trump.

«Des avertissements partout»

Après avoir admis que son réseau avait été «lent» à identifier les achats de publicité politique venus de Russie pendant la campagne électorale, il a assuré que Facebook faisait «de mieux en mieux» pour supprimer les faux comptes. Le procureur spécial Robert Mueller enquête depuis mai 2017 sur une possible collusion entre l’équipe de campagne de M. Trump et des responsables russes pour influencer le scrutin. Il estime qu’internet et en particulier Facebook a servi de plateforme à une vaste opération de propagande pour favoriser la victoire du magnat de l’immobilier.

Dénonçant un «désastre», le représentant Frank Pallone avait affirmé en début d’audition que le Congrès devait «prendre des mesures immédiates pour protéger notre démocratie». «Les avertissements étaient partout, pourquoi personne ne les a vus?», a-t-il demandé. Mais Mark Zuckerberg a évité de répondre directement à la question d’une élue qui lui demandait s’il était prêt à changer le modèle économique de Facebook, actuellement un réseau social gratuit financé par la publicité, «dans l’intérêt de la protection de la vie privée». «Je ne suis pas sûr de ce que cela veut dire», a-t-il commenté. «Nous pensons que tout le monde mérite une bonne protection de la vie privée», a-t-il également affirmé à un autre élu qui l’interrogeait sur la possibilité pour les utilisateurs américains de bénéficier du nouveau règlement européen sur la protection des données personnelles, appelé «RGPD», qui doit entrer en vigueur le 25 mai.

«Nous travaillons afin de le faire aussi vite que possible», a affirmé M. Zuckerberg, sans pouvoir dire si cette protection serait mise en place dans les délais impartis.

Il avait déjà fait la veille devant le Sénat des commentaires similaires sur le RGPD qui lui ont valu mercredi les remerciements quelque peu ironiques d’une responsable européenne. «Merci M. Zuckerberg», a lancé Vera Jourova, commissaire à la Justice et à la Protection des consommateurs, au cours d’une conférence de presse à Bruxelles. «Je cherchais comment faire campagne pour notre règlement sur la protection des données. Voilà, c’est fait», a-t-elle souligné.

«GTA V»: Le jeu vidéo est désormais le produit culturel le plus rentable de l’Histoire

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Le cinquième opus de Grand Theft Auto a battu un record. Le jeu vidéo sorti en 2013 s’est vendu à 90 millions d’exemplaires et a rapporté pas moins de six milliards de dollars à son éditeur Take-Two Interactive, selon le site économique MarketWatch.

Le jeu ayant coûté 265 millions de dollars au studio Rockstar Game, cela fait de lui le bien culturel le plus rentable de l’Histoire.

Beaucoup plus de profits qu’un film

GTA V a rapporté bien plus que des films comme Star Wars ou Autant en emporte le vent, qui ont tous deux recueilli plus de trois milliards de dollars.

Même en ajoutant les ventes de DVD et la VOD, « aucun blockbuster ne soutient la comparaison », assure l’analyste Doug Creutz. Selon lui, les ventes sur ces supports permettent d’engranger au mieux un milliard de dollars de plus.

Plus cher qu’un ticket de cinéma

Pour différencier GTA d’un film, le site a pris l’exemple d’Avatar, le long-métrage le plus rentable au cinéma. Le film de James Cameron a coûté 237 millions de dollars (environ 30 millions de moins que GTA) mais a rapporté deux fois moins (2,8 milliards de dollars). La différence s’explique par le prix nettement supérieur du jeu (70 euros) par rapport à un ticket de cinéma, rapporte Les Numeriques.

Depuis sa sortie, le jeu disponible sur de nombreuses plateformes (PC et consoles) figure toujours en haut du classement des ventes. Fin 2017, il se classait encore à la sixième place aux États-Unis, et continue de distancer les concurrents, Call of Duty : Modern Warfare 3 (2011) et Black Ops (2010). Tout va bien, donc, pour l’éditeur Take Two Interactive, dont l’action a grimpé de 998 % depuis la sortie du jeu.

Données personnelles: les plaintes à la CNIL de plus en plus nombreuses

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A l’heure où Mark Zukerberg doit s’expliquer sur le scandale impliquant Facebook, le chiffre a un impact d’autant plus fort. Les plaintes concernant l’utilisation des données personnelles sont en nette hausse en 2017.

La CNIL (Commission nationale informatique et libertés, le gendarme de la protection des données) a en effet reçu 8.360 plaintes en un an. Et 27% de ces signalements sont liés à l’utilisations des informations personnelles des internautes. Soit la première cause de recours à la CNIL devant les prospections commerciales (25%).

La plupart du temps, il s’agit de demande de rectification ou de suppression de contenus ou de d’identifiants auxquelles le site en question n’a pas donné suite. Mais depuis peu émerge également de nouvelles inquiétudes de la part des usagers et liées aux technologies connectées qui envahissent le quotidien, des écouteurs au réfrigérateur. Ils sont également de plus en plus préoccupés par la communication de leurs informations personnelles à des sites tiers, comme l’a illustré l’affaire Cambridge Analytica. Le recours à la CNIL est de moins en mois confidentiel puisque depuis 2014, le nombre total de plainte a augmenté de plus de 40%. En trois ans, elle a également reçu 355 demandes de déréférencement de la part de personnes souhaitant voir des éléments les concernant disparaître des moteurs de recherches.

Son rôle devrait prendre encore de l’ampleur dans les années à venir. En effet, le règlement général pour la protection des données (RGPD) doit entrer en vigueur en mai afin d’uniformiser les règles européennes en la matière. Ce qui doit notamment donner des armes supplémentaires aux utilisateurs face aux GAFA (les géants du Web) régulièrement critiqués pour leur manque de transparence ou le non respect des règles en faveur de leurs abonnés.

Facebook : Mark Zuckerberg affirme que ses propres données ont été détournées

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Le président de Facebook a affirmé devant la Chambre des représentants que les données de son propre compte avaient été utilisées à son insu par des applications tierces à des fins malveillantes.

A  en croire Mark Zuckerberg, tout le monde est égal devant le détournement des données personnelles sur Facebook. Auditionné par la commission de l’Énergie et du Commerce de la Chambre des représentants du Congrès américain ce mercredi 11 avril, le président-fondateur de Facebook a affirmé que les données de son propre compte sur le réseau social avaient été exploitées par des « tiers malveillants »,sans préciser lesquels.

« Vos données personnelles font-elles partie des informations qui ont été vendues à des tiers malveillants », lui a demandé la députée démocrate de Californie, Anna Eshoo. « Oui », a sobrement répondu le milliardaire, sans préciser s’il s’agissait de l’entreprise britannique Cambridge Analytica, accusée d’avoir exploité frauduleusement les données personnelles de 87 millions de comptes Facebook à des fins politiques lors de la dernière élection présidentielle américaine.

Un audit interne de plusieurs mois

Mark Zuckerberg a expliqué que des dizaines de milliers d’applications ont eu accès aux données personnelles des utilisateurs avant que Facebook ne modifie les règles d’utilisation des API (les interfaces faisant le lien entre les applications extérieures et le réseau social) en 2014. Comme lors de son audition devant les sénateurs mardi, le milliardaire a admis qu’il faudra plusieurs mois pour que l’audit interne lancé par Facebook sur les dizaines de milliers d’applications qui ont pu accéder aux données des utilisateurs du réseau social à cette époque ne parvienne à son terme.

Mark Zuckerberg n’a pas indiqué non plus s’il avait lui-même installé l’application « This is your digital life », le quizz psychologique utilisé par Cambridge Analytica pour aspirer les informations personnelles liées aux comptes Facebook des personnes qui y ont répondu ou si ses données avaient été recueillies par l’intermédiaire de l’un de ses contacts sur le réseau social qui aurait utilisé l’application. En début de semaine, Facebook a mis en ligne un outil permettant à ses utilisateurs de savoir si leurs données sont concernées par ces pratiques.

Le modèle de Facebook en question

Selon Facebook, 87 millions de comptes Facebook ont été compromis à travers le monde, dont plus de 211.000 en France, par ce biais entre 2014 et 2015. Cette affaire a mis en lumière l’exhaustivité des informations personnelles hébergées sur les serveurs de Facebook et le manque de protection des données exploitées par les tiers. Facebook a annoncé plusieurs mesures visant à mieux protéger la vie privée des internautes. L’entreprise a notamment solliciter l’aide des codeurs informatiques avec un programme visant à récompenser les internautes qui signaleront des applications malveillantes.

Convoqué par le Congrès américain pour s’expliquer sur les différents scandales dans lesquels est impliqué Facebook, Mark Zuckerberg a été interrogé pendant plus de cinq heures par les sénateurs mardi. Il a présenté ses excuses et reconnu une erreur personnelle mais n’a pas manifesté de volonté franche de changer profondément le modèle économique de Facebook, basé sur l’exploitation des données personnelles et leur revente à des fins de ciblage publicitaire.

Quelle régulation pour Facebook ?

L’affaire donne aussi un écho favorable à la nouvelle réglementation européenne sur la protection des données, qui entrera en vigueur fin mai. De nombreuses voix s’élèvent outre-Atlantique pour que les États-Unis s’inspirent de ce cadre juridique plus contraignant pour les entreprises. Mark Zuckerberg s’est dit prêt mardi à appliquer les mêmes consignes que celles du RGPD partout dans le monde, sans toutefois préciser les contours de cette piste.

Le milliardaire a aussi évoqué l’hypothèse d’une version payante de Facebook, une piste déjà avancée par la numéro deux de l’entreprise Sheril Sandberg il y a quelques jours, tout en martelant que la gratuité du réseau social était la condition à son accessibilité au plus grand nombre. Mercredi, le dirigeant de Facebook a affirmé qu’il n’était pas hostile à « une régulation de l’Internet et des réseaux sociaux » tout en émettant des doutes sur la faisabilité de sa mise en place.

Honor lance deux smartphones à écran 18:9 à partir de 139 euros

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Honor généralise le format d’écran 18:9 à tous ses smartphones. La filiale de Huawei a officialisé ses deux nouveaux appareils d’entrée de gamme ce mardi 11 avril. Déjà présentés en Chine, le Honor 7A et le Honor 7C seront disponibles en France entre fin avril et début mai. Ils présentent une fiche technique intéressante par rapport à leur prix.

Commercialisés 139 et 179 euros, ils bénéficient tous les deux d’un écran allongé au format 18:9 avec une définition HD+ de 1440 x 720 pixels. Ils évoluent sous Android 8.0 Oreo et la surcouche logicielle EMUI 8 de Huawei. Les deux modèles sont alimentés par une batterie de 3.000 mAh mais n’offrent pas la charge rapide car ils fonctionnent en USB 2.0.

Les deux smartphones reprennent une partie du design du Honor 7X. Ils embarquent un capteur d’empreintes digitales à l’arrière et la fonction de reconnaissance faciale Face Unlock, qui permet de les déverrouiller par un scan du visage en deux dimensions, un système moins sécurisé que Face ID d’Apple qui apporte néanmoins un certain confort au quotidien en complément du lecteur d’empreintes. Les deux appareils offrent également la possibilité d’utiliser deux cartes SIM en plus d’une carte microSD pour étendre leur capacité de stockage.

Le Honor 7C un peu mieux équipé pour 40 euros de plus

Les deux modèles se démarquent par leurs gabarits. Le Honor 7Apropose un écran de 5,5 pouces quand le Honor 7C monte à 5,9 pouces, un format phablette. Pour 40 euros de plus, ce dernier profite d’un meilleur équipement. Il bénéficie d’une coque en métal un peu plus haut de gamme et d‘une double caméra (13 + 2 Mpx) à l’arrière qui permet de réaliser des portraits avec effet de flou d’arrière-plan, contre une simple optique 13 Mpx pour le 7A.

Le Honor 7C intègre le processeur Snapdragon 450 de Qualcomm, 3 Go de RAM et 32 Go de stockage, quand le 7A se contente du Snapdragon 430, de 2 Go de RAM et 16 Go de stockage. Le Honor 7A sera proposé en bleu, noir et or. Le Honor 7C est annoncé en noir et en bleu.

Les deux appareils rejoignent un segment du marché de plus en plus dense. Au dernier salon du mobile de Barcelone, fin février, quasiment tous les fabricants ont présenté des modèles d’entrée de gamme au format 18:9, certains étant même accessibles à moins de 100 euros chez Echo. Thomson a dévoilé un appareil à écran allongé compatible avec la charge rapide et la charge sans-fil à 200 euros. Wiko a proposé de son côté un smartphone à écran 19:9 avec reconnaissance faciale et double capteur photo avec stabilisateur d’image numérique.

Facebook: Zuckerberg fait son mea-culpa devant le Congrès

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Le PDG de Facebook, Mark Zuckerberg, s’est excusé mardi pour les «erreurs» commises par le réseau social, qui n’a pas su anticiper les mauvais usages de la plateforme, lors d’une audition très attendue au Congrès.

«Nous n’avons pas pris une mesure assez large de nos responsabilités et c’était une grosse erreur. C’était mon erreur et je suis désolé», a-t-il dit, la voix marquée par l’émotion.

Il apparaissait pour la première fois devant des parlementaires très remontés contre Facebook sur la protection des données et la manipulation politique. La polémique a pris une tournure retentissante mi-mars avec l’éclatement du scandale Cambridge Analytica. «La majorité de notre existence, nous nous sommes concentrés sur tout le bien que connecter les gens peut faire (…) Il est évident aujourd’hui que nous n’avons pas fait assez pour empêcher ces outils d’être utilisés de façon malintentionnée», a expliqué le jeune multimilliardaire, qui avait troqué son traditionnel t-shirt gris pour un costume sombre et une cravate bleu ciel.

Il a assuré que sa société était engagée dans «une course aux armements» contre «des gens en Russie dont le travail est de tenter d’exploiter nos systèmes et d’autres systèmes sur internet».

Mise en garde

M. Zuckerberg doit expliquer comment les données de quelque 87 millions d’utilisateurs se sont retrouvées entre les mains de la firme d’analyse de données Cambridge Analytica (CA). Cette dernière a ensuite travaillé pour la campagne du candidat républicain à la présidentielle américaine de 2016, Donald Trump.

Il doit aussi expliquer pourquoi il a attendu 2014 pour décider de limiter l’accès aux données personnelles par les applications tierces, comme celle par laquelle ont transité les informations récupérées par CA. Le groupe aux plus de deux milliards d’utilisateurs est aussi vilipendé depuis des mois pour avoir servi –comme Google ou Twitter– d’outil de désinformation et de manipulation politique, orchestrée selon la justice américaine par le Kremlin dans le but de favoriser l’élection de Donald Trump à la Maison Blanche. Moscou a toujours nié. Les parlementaires sont nombreux à se dire décidés à légiférer pour mieux encadrer Facebook et les groupes internet en général. Pour beaucoup, l’heure de rendre des comptes a sonné. «Si Facebook et les autres réseaux sociaux ne réparent pas ou ne veulent pas réparer les intrusions dans la vie privée, nous le ferons, nous, le Congrès», a mis en garde le sénateur de Floride Bill Nelson.

Tournant dans l’histoire du groupe selon les uns, simple exercice de relations publiques pour les autres, ce témoignage est un test pour le dirigeant, qui peine à se défaire d’une image de «geek» arrogant et peu à l’aise en public. Il doit aussi entendu mercredi à la Chambre des représentants. Comme depuis des semaines, il a répété devant les sénateurs avoir péché par «idéalisme» et «optimisme» et détaillé les mesures passées ou à venir pour rectifier les errements d’autrefois. Mardi, il a également assuré que Facebook aurait toujours une version gratuite.

Avant le début de cette première audition, Facebook a annoncé qu’il allait rétribuer les personnes qui signalent une mauvaise utilisation de données personnelles par des applications tierces.

Plainte au Delaware

Regagner la confiance de ses utilisateurs est crucial pour le groupe car son modèle économique est fondé sur l’exploitation des données personnelles, qui permettent aux annonceurs de cibler finement leurs messages publicitaires.

Facebook, qui fait l’objet d’enquêtes et de plaintes tous azimuts des deux côtés de l’Atlantique, a commencé lundi à informer ses utilisateurs dont les données ont pu arriver chez CA. Parmi les autres annonces récentes: vérifier l’identité des personnes ou organisations diffusant des messages électoraux ou politiques, clarifier les paramètres de confidentialité ou encore collaborer avec des chercheurs indépendants sur son influence dans les élections et la démocratie. Jusqu’ici, Facebook assure ne pas observer d’impact financier malgré un mouvement appelant les utilisateurs à quitter le réseau social et les inquiétudes d’annonceurs publicitaires. Son action a toutefois chuté de près de 15% à Wall Street depuis la révélation de l’affaire.

Une plainte en nom collectif a été déposée mardi devant un tribunal du Delaware (nord-est) par des utilisateurs américains et britanniques affirmant que le réseau social a «échoué à protéger» les informations personnelles de plus de 80 millions de personnes aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne.

Facebook accusé de censure pro-régime au Vietnam

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Un groupe de 50 opposants, blogueurs et défenseurs des droits de l’homme au Vietnam ont écrit une lettre ouverte à Mark Zuckerberg accusant Facebook de collusion avec le régime autoritaire vietnamien dans sa chasse aux voix discordantes.

La lettre, envoyée lundi soir, déplore une hausse des «suspensions de comptes et de suppressions de contenus» depuis 2017. En avril 2017, le régime communiste vietnamien avait annoncé que Facebook avait accepté de retirer des contenus violant la législation locale, dont des fausses informations et des comptes sous de faux noms, mais sans mention explicite de contenus anti-régime.

«Il semble qu’après cet accord de coordination avec un gouvernement connu pour empêcher l’expression en ligne et pour jeter en prison les militants, la suspension de comptes n’a fait qu’augmenter», poursuivent les 50 signataires. Plusieurs comptes Facebook ont notamment été fermés lors d’un important procès de dissidents à Hanoï la semaine dernière, accusent les militants.

Le dissident Le Van Son, signataire de la lettre, a expliqué que sa page Facebook était fréquemment censurée et qu’elle avait été temporairement fermée la semaine dernière après qu’il a exprimé son soutien envers les six dissidents jugés. «Mon compte Facebook reflète mes opinions et me permet de parler de la démocratie, de la liberté de la presse et d’expression au Vietnam», explique Le Van Son. «Je n’ai jamais violé les règles en postant des photos indélicates, des fausses informations ou en écrivant des grossièretés humiliantes», insiste-t-il.

Le Vietnam s’est doté l’an dernier d’un département fort de 10.000 employés, sous l’égide de l’armée, destiné à traquer les «vues fausses» sur les réseaux sociaux. Les opposants accusent cette unité de noyer leurs pages de commentaires pro-gouvernementaux et de les harceler en ligne. Contrairement à la Chine, le Vietnam n’a pas mis en place de système de «firewall» pour bloquer l’accès aux réseaux sociaux, mais Facebook est parfois inaccessible, en cas de manifestation ou de procès de dissident. «Nous vous appelons à reconsidérer les pratiques agressives de votre compagnie, qui pourraient réduire au silence des défenseurs des droits de l’homme et des journalistes citoyens au Vietnam», insistent les signataires de la lettre.

Facebook compte des dizaines de millions d’utilisateurs au Vietnam, qui figure dans la liste des dix plus gros utilisateurs de Facebook. Le réseau social est particulièrement populaire auprès des dissidents, dans ce pays sans médias indépendants où les blogs d’opposition sont régulièrement fermés.

Le Vietnam fait partie des dix pays touchés par le scandale Cambridge Analytica – avec plus de 420.000 données d’utilisateurs qui auraient été partagées avec la compagnie britannique selon Facebook.

La startup de messagerie cryptée Symphony a levé 67 millions de dollars

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La startup de messagerie cryptée professionnelle Symphony, fondée en 2014 aux Etats-Unis par le Français David Gurlé, a levé 67 millions de dollars auprès de plusieurs investisseurs, a-t-elle annoncé mardi dans un communiqué.

La banque Barclays, Bpifrance, la banque d’investissement basée à Hong Kong CLSA se sont joints à des investisseurs déjà présents pour cette nouvelle opération, qui porte le total des fonds collectés par la société à plus de 300 millions de dollars.

Symphony, qui emploie plus de 240 personnes et est basée à Palo Alto (Californie), est considérée comme une «licorne», c’est à dire une société non cotée dont la valeur potentielle sur le marché est estimée à plus d’un milliard de dollars. Sa messagerie cryptée revendique plus de 320.000 utilisateurs chez 300 entreprises clientes, essentiellement des professionnels de la finance dans les salles de marché à la recherche de confidentialité dans leurs échanges.

L’entreprise cherche actuellement à diversifier ses marchés, en s’implantant également chez les assureurs, dans le milieu de la santé, les grands cabinets d’avocats, voire la justice ou la défense. Symphony a annoncé il y a quelques mois qu’elle allait installer un bureau de recherche et développement à Sophia Antipolis (Alpes-Maritimes).

Elle compte employer une trentaine de personnes d’ici à la fin 2018 et une centaine de personnes ensuite. Les chercheurs se consacreront plus particulièrement à l’intelligence artificielle. David Gurlé avait fondé Symphony en 2014, après une carrière qui l’a conduit notamment chez Microsoft et Skype.

Qwant profite du scandale Cambridge Analytica et du RGPD

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Le moteur de recherche français, qui garantit la confidentialité des données de ses utilisateurs, est passé d’une croissance de 20 % par mois à près de 20 % par jour en mars. Davantage sollicité que d’habitude, il a même subi une panne géante le 28 mars due au nombre de requêtes élevé.

Une prise de conscience ?  Les ennuis de Facebook et de l’entreprise Cambridge Analytica , qui aurait récupéré sans leur consentement  les données de 87 millions d’utilisateurs du réseau social , ont poussé certains internautes à se tourner vers des services plus respectueux de la vie privée. A l’instar du moteur de recherche français Qwant, qui tente de tenir tête à Google depuis 2013 en assurant  ne pas enregistrer les données personnelles de ses utilisateurs ni les suivre à la trace.

Alors que la start-up enregistrait depuis le début de l’année 20 % de croissance mensuelle, son activité a bondi jusqu’à 18 % par jour en mars. Qwant a atteint les 60 millions de visites par mois. Le 28 mars, ses infrastructures d’hébergement et ses serveurs n’ont d’ailleurs pas été en mesure de gérer le trop grand nombre de requêtes, inhabituel, entraînant une panne de plus de six heures.

Devenir une alternative crédible

Cette tendance pourrait se poursuivre alors que les scandales autour de la vie privée en ligne se multiplient. Début avril, l’application de rencontres gay Grindr était sous le feu des critiques pour avoir partagé les informations personnelles de ses 3,6 millions d’utilisateurs actifs quotidiens avec deux prestataires : leurs coordonnées, localisations, mais aussi leur sérologie et la date de leur dernier dépistage VIH.

« De plus en plus de gens commencent à se rendre compte de ce que les géants de la Toile ont fait jusqu’à présent et ça fait du bien », commente Eric Léandri, fondateur et PDG de Qwant. Ce dernier compte également sur l’entrée en vigueur le 25 mai dans l’Union européenne du  règlement général sur la protection des données (RGPD) pour voir croître ses parts de marché.

Qwant rassemblait l’an dernier 4 % des recherches en France, bien loin derrière Google, en situation de quasi-monopole (93 %),  selon une enquête Ifop . La société française est également présente en Allemagne, en Espagne et en Italie, où elle est en forte croissance. L’ambition d’Eric Léandri n’est pas de mettre KO le géant américain, mais de parvenir à s’imposer comme une alternative respectueuse de la vie privée. « Si on parvient à faire de 5 à 10 % du marché européen, on devient une alternative crédible », indique Eric Léandri.

« Nous avons enregistré 8,5 milliards de requêtes sur l’année 2017. Dérisoire comparé à Google, mais en 2016 nous enregistrions seulement 2,8 milliards de requêtes », se réjouit le patron de Qwant, qui emploie désormais 160 personnes contre 55 l’an dernier.

2018, une année charnière

La start-up avait levé  18,5 millions d’euros auprès de la Caisse des Dépôts et d’Axel Springer en 2017. A cette somme s’ajoutent les 25 millions d’euros décrochés sous forme de prêt auprès de la Banque européenne d’investissement. Le moteur tire des revenus de la publicité en ligne, de partenariats et de son onglet « shopping ». Qwant dit engranger environ 12 euros par an et par utilisateur.

2018 est une année charnière. Au-delà du RGPD, la jeune pousse, qui propose déjà un moteur de recherche adapté aux enfants, Qwant Junior, a prévu de lancer une pléthore de nouveaux services. La recherche commence à se thématiser, d’abord avec un onglet « musique », et prochainement un onglet « jeu vidéo ».

Qwant Maps et Qwant Pay arrivent

En outre, un service de messagerie doit être lancé ce mois-ci, avant le déploiement d’un service de paiement en ligne Qwant Pay et d’un service de cartographie Qwant Maps, tous deux respectueux de la vie privée. Et pour permettre aux utilisateurs de personnaliser leur expérience sans subir d’intrusion, l’entreprise va bientôt lever le voile sur l’outil Masq : au lieu d’être stockées sur ses serveurs, les données des internautes pourront être enregistrées sur leur ordinateur ou leur mobile.

En attendant, Qwant multiplie les points d’entrée pour habituer le public à son moteur de recherche, à travers des partenariats avec des médias en ligne, des sites institutionnels comme France.fr ou encore des académies.

Après le scandale Cambridge Analytica, le co-fondateur d’Apple se retire de Facebook

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Un nouveau géant des nouvelles technologies quitte le réseau social.
Le scandale Cambridge Analytica est sans l’un des pires moments du réseau social. Face à la collecte des données de millions d’utilisateurs, Mark Zuckerberg multiplie les interventions pour tenter d’offrir une nouvelle image à Facebook. Et alors que l’homme était dernièrement piqué au vif par Tim Cook, CEO d’Apple, c’est au tour du co-créateur de la firme de Cupertino, Steve Wozniak, de s’exprimer à ce propos.

Le co-fondateur d’Apple critique Facebook

C’est une nouvelle mauvaise publicité pour Facebook. Alors que le co-créateur de WhatsApp invitait les utilisateurs à supprimer leurs comptes, qu’Elon Musk quittait le réseau social, c’est au tour de l’un des cerveaux derrière Apple de s’en aller : Steve Wozniak. Et comme si ça ne suffisait pas, l’homme explique sa décision sans détour à USA Today.

Les utilisateurs fournissent tous les détails de leurs vie à Facebook et ce dernier réalise des recettes financières avec. Les recettes sont basées sur les données personnelles des internautes mais ils ne reçoivent pas de profit en retour.

Pour Steve Wozniak, il serait même plus logique de payer pour utiliser Facebook et protéger sa vie privée en retour. Une logique semblable à celle d’Apple : lors de sa pique envers Zuckerger, Tim Cook avait expliqué que sa firme réalisait de bons produits protégeant la vie privée en échange d’un certain prix.

Chrome : une MAJ importante pour les 10 ans du navigateur ?

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Google aurait l’intention selon certaines sources de fêter les dix ans de Chrome en lançant une version dotée d’une toute nouvelle interface bien plus actuelle et – surtout – plus adaptée au tactile.

Chrome a été annoncé pour la toute première fois le 1er septembre 2008, sous la forme d’une bande dessinée signée de la main de Scott McCloud. Très attendue, la première bêta est arrivée le lendemain et la première version stable un peu plus tard dans l’année, en décembre. Un rapide coup d’œil à votre calendrier vous le confirmera, mais nous approchons inexorablement du dixième anniversaire du navigateur.

Chrome : une nouvelle interface en approche ?

Selon les informations obtenues par XDA Developers, Google n’aurait pas l’intention de rester les bras croisés et le géant américain aurait ainsi la ferme intention de frapper fort pour ce dixième anniversaire. D’après nos confrères, l’entreprise compterait en effet profiter de l’occasion pour lancer une toute nouvelle version de son navigateur vedette, une version dotée d’une interface repensée de zéro et se trouvant davantage dans l’air du temps.

Cette dernière devrait en effet hériter de visuels plus fins et plus épurés, des visuels hérités de la nouvelle version du Material Design.

Une interface optimisée pour le tactile

En soi, il ne faudrait pas non plus s’attendre à une révolution, mais cette nouvelle interface devrait être un peu plus épurée et mieux optimisée pour une utilisation tactile. Selon toute logique, le navigateur de Google ne devrait pas être le seul à profiter de cette nouvelle interface et il serait ainsi logique qu’elle soit aussi déployée sur Chrome OS.

Google mise en effet de plus en plus sur le tactile et il se murmure même que la firme prépare le lancement d’une machine hybride équipée d’un écran tactile et d’un clavier physique complet. Dans ce contexte, la firme a bien entendu tout intérêt à moderniser l’interface de son système et à l’optimiser pour cette utilisation. D’après XDA, la nouvelle version de Chrome devrait être disponible à partir du mois de septembre. D’ici là, nous aurons sans doute droit à quelques fuites et nous ne manquerons évidemment pas d’en reparler lorsque ce sera le cas.

Si vous voulez tester cette nouvelle interface, ou plutôt ses premières intégrations, alors il suffit de récupérer la dernière version du navigateur, de taper l’expression « chrome://flags/#top-chrome-md » dans la barre d’adresse et de passer l’option à « Touchable ». Il faudra en revanche redémarrer votre navigateur pour activer les changements.

Spider-Man : Insomniac Games s’explique sur le framerate à 30 fps

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En misant principalement sur la richesse visuelle de son monde ouverte au détriment d’un taux d’affichage élevé, Spider-Man du studio américain Insomniac Games est bloqué à 30 images par seconde sur PS4 et PS4 Pro.

Durant l’E3 2017, mais quelques heures après la conférence de Sony, Insomniac Games avait annoncé que les joueurs devraient se contenter d’un affichage en 30 fps sur les deux consoles de Sony pour Spider-Man : “4K/30fps sur PS4 Pro. Si vous utilisez un écran 1080p, vous bénéficierez d’une image supersamplée qui devrait très bien rendre visuellement“. L’information a d’ailleurs été confirmée une nouvelle fois dans le dernier numéro du magazine Game Informer consacré à la nouvelle adaptation vidéoludique de la licence de Marvel, mais un internaute plutôt énervé par cette décision a questionné le community manager du studio américain.

Du 30 fps même sur PS4 Pro pour Spider-Man

Ce dernier a donc cherché à comprendre pourquoi les performances accrues de la PS4 Pro n’ont pas été utilisées pour permettre a Spider-Man d’atteindre facilement les 60 images par seconde. Insomniac Games a simplement répondu : “Nous utilisons bel et bien et pleinement la puissance accrue de la PS4 Pro. Nous avons optimisé le jeu de manière à obtenir la meilleure combinaison de performance et de fidélité graphique“. Un brin insistant sur le sujet, Insomniac Games s’est justifié une dernière fois auprès du dénommé Rob Roddy sur la raison du framerate à 30 fps : “Une fois encore, il est question d’un mélange entre les graphismes et la performance, et du fait de prendre la bonne décision pour son jeu. La plupart des autres développeurs ont l’air d’être d’accord et nous n’avons pas vu d’autres jeux en monde ouvert tourner en 60 images par seconde à part Metal Gear Solid 5.

Des séquences de gameplay inédites pour Spider-Man

Plus mature et plus expérimenté, le Peter Parker du Spider-Man d’Insomniac Games sera bien différent du jeune étudiant des anciens opus de la franchise.

Razer, l’« Apple du gaming », se lance dans la distribution de jeux vidéo en ligne

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Acteur emblématique de « l’accessoring » sur PC, Razer propose désormais une plateforme de téléchargement de jeux vidéo et confirme son ambition : être une « entreprise globale », présente sur tous les maillons de l’industrie.

C’est une nouvelle mue que vient d’opérer le triple serpent de Razer. Connue des « gamers » du monde entier, l’entreprise américaine symbolisée par trois reptiles a lancé vendredi 5 avril sa propre plateforme de téléchargement de jeux vidéo. « Nous avons toujours ravi les joueurs grâce à nos périphériques, PC portables et logiciels de haute performance, et nous pouvons maintenant leur apporter les jeux qui constituent leur passion », s’est félicité le co-fondateur et CEO de l’entreprise Min-Liang Tan.

Le service a été lancé simultanément aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, en Allemagne et en France. Le Razer Game Store dispose d’un catalogue doté des grands noms de l’industrie : Bethesda, Rockstar et surtout Ubisoft, avec qui Razer a conclu un partenariat pour proposer aux joueurs des offres exclusives.

 

Avec cette nouvelle plateforme, l’entreprise, qui est entrée en Bourse en novembre, confirme sa volonté d’être active sur tous les maillons de l’industrie du jeu vidéo. « Dès le départ, nous avons pris le pari de faire du matériel et du logiciel, expliquait Min-Liang Tan en 2016 . L’objectif n’était pas de devenir une plateforme mais de fournir une meilleure expérience pour nos utilisateurs. »

Leader de « l’accessoring » – l’entreprise vend toute sorte de matériel pour le joueur sur PC -, Razer est également présent dans le « software » avec la plateforme de l’Internet des objets Razer Synapse. La société propose aussi l’un des plus importants services de crédit en ligne pour les joueurs, Razer zGold, pour lequel il a  introduit une monnaie virtuelle, le zVault .

Secteur en forte croissance

Le voir se lancer dans le téléchargement de jeux en ligne pour concurrencer les leaders du secteur, Steam et Uplay, n’est finalement pas si étonnant. « Les clients de Razer sont surtout des hardcore gamer, la plateforme de distribution dématérialisée sera complémentaire auprès de ces clients », estime Laurent Michaud, chercheur à l’institut Digiworld IDATE de Montpellier.

Sur ce secteur à forte croissance – le dernier opus d’Ubisoft, « Far Cry 5 » , est par exemple plus téléchargé sur ces plateformes que vendu dans des points de vente physiques – Razer a ses chances selon lui. « Steam est largement leader de la distribution de jeux en ligne, mais sa stratégie risquée laisse de la place à des concurrents. Ils travaillent sur la qualité du catalogue et la visibilité offerte aux éditeurs sélectionnés, comme le faisait Steam à ses débuts avant d’opter pour une stratégie plus ouverte. »