Le long d’une rue résidentielle tranquille sur les bords extérieurs de Pékin, un cube jaune et noir de la taille d’une petite machine à laver fait sensation sur le web et dans les journaux du monde entier. Ce «petit cheval jaune» n’est rien d’autre qu’un robot de livraison autonome qui transporte les produits de base quotidiens comme les boissons, les fruits et les collations du magasin local aux résidents du complexe «Kafka» dans la capitale chinoise.

Un avenir brillant pour le robot

La Chine est le plus grand marché d’achat en ligne au monde, avec plus de la moitié de sa population effectuant au moins un achat de smartphone par mois. Cela se compare à 14% dans le reste du monde. Qu’il s’agisse d’acheter de l’électronique, du papier toilette, des avocats ou des vêtements, les Chinois ont simplement l’habitude d’appuyer sur un bouton de leur smartphone et d’obtenir une livraison à domicile, parfois plusieurs fois par jour. Pour obtenir une livraison via ce livreur unique, le client sélectionne les produits souhaités, tape l’adresse et paie via son téléphone. Le personnel du supermarché place les articles dans le robot et ce dernier s’active.

Equipés d’un système GPS, de caméras et de radars, ses robots sont perçus par leur créateur comme l’avenir de la logistique en Chine, où un milliard de colis seront éventuellement livrés chaque jour. Voyageant à moins de trois kilomètres par heure, une vitesse de marche humaine lente, le robot a cependant de la place pour l’amélioration, selon un client alors qu’elle retirait un paquet de noix de ses entrailles. Le point faible de ce robot est sûrement qu’il ne peut pas livrer directement à la porte comme un humain.

Liu Zhiyong, fondateur et PDG de Zhen Robotics, qui fabrique le robot, voit un brillant avenir pour sa création jaune. Actuellement, 100 millions de paquets sont livrés chaque jour en Chine, et un milliard dans le futur. Il n’y aura pas assez d’humains pour effectuer les livraisons, d’où le besoin de plus en plus de robots pour combler ce manque de main-d’œuvre, et pour réduire les coûts. Ces coûts sont particulièrement élevés dans le dernier kilomètre d’une livraison, où la précision est la clé, et un service personnalisé est nécessaire pour amener le produit à la porte d’entrée.

Pesant 30 kg et avec une vitesse maximale théorique de 12 km / h sur leurs six roues, les robots disposent de quatre caméras qui scannent en permanence le monde qui les entoure, et d’un système de télédétection laser leur permettant d’éviter les obstacles. La société de Liu a déjà signé Suning, une grande entreprise d’électronique qui gère également un réseau de petits supermarchés. Le PDG Liu affirme également que le robot sera bientôt équipé de la technologie nécessaire pour faire fonctionner un ascenseur, ce qui signifie qu’il ne sera plus limité aux livraisons au rez-de-chaussée. En attendant, les livraisons en Chine sont de plus en plus effectuées par des moyens autonomes. Au cours des derniers mois, plusieurs entreprises ont reçu le feu vert pour l’exploitation de drones, soit pour livrer directement au client, soit pour transporter des marchandises entre des carrefours.

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